{Partenariat} L’Atelier Rosemood

Si comme moi tu aimes prendre des dizaines, que dis-je des centaines de photos, surtout à l’occasion d’un événement ou d’un voyage ou de l’automne avec ses feuilles qui tombent ou de la mer en hiver, ou… bref ! tu connais ce moment épineux du « Il faut que je fasse un album », moment que tu remets toujours aux calendes grecques. Exemple personnel au hasard parmi tant d’autres, notre voyage à New York remonte déjà au mois d’avril, et je m’étais promis en rentrant de faire un album souvenir rapidement, parce que tout de même, c’est une date marquante ! Et puis le temps passe, et puis on n’a pas le temps, du moins on ne le prend pas, nuance.

Du coup, la proposition de l’Atelier Rosemood de tester l’un de leurs produits est tombée à pic, m’encourageant à plonger dans mes archives américaines. Il s’agit d’un atelier de papeterie tout neuf basé à Nantes et qui s’est donné pour mission de chouchouter ses créations : faire-part, invitations, cartes, affiches, albums…

On sait bien que le plus long et le plus compliqué est de sélectionner les photos ! J’ai commencé par choisir le format graphique qui me semblait convenir pour un album photo consacré au voyage, mais si tu préfères le floral, l’élégant ou les rayures tu trouveras aussi ton bonheur. Ensuite, une fois que tu as bien compris la manière d’insérer les photos ça va vraiment très vite, d’autant que tu peux choisir le remplissage automatique, personnellement j’ai préféré procéder image par image, commençant par toutes les placer puis par revenir tranquillement sur chaque page, choisir la disposition, rajouter un peu de texte. On peut bien sûr varier les mises en pages, masquer les photos déjà utilisées pour gagner du temps. In fine tu peux choisir la qualité de ton papier et hop, in ze boite.

Rien de ce que j’ai raconté ici ne semble sortir de l’ordinaire si tu es habitué à commander des tirages, sauf que ce qui fait la grande différence de l’Atelier Rosemood c’est le service de retouche et de relecture, avec correction manuelle si nécessaire de la couverture et de l’intérieur. Voilà qui change des robots qui traitent les commandes en série ! Le résultat est vraiment chouette, ça me plaît de voir les photos plus grandes que je ne l’avais imaginé et si bien mises en valeur, la mise en page est aérée et claire et le tirage de grande qualité. J’aurai été ravie de compter sur un tel site lorsque j’ai fait mes faire-part de naissance et de mariage pour bénéficier d’un « sur-mesure », et je n’hésiterai pas à commander à nouveau sur ce très beau site.

Et toi, à jour de tes albums photo 🙂 ?

L’Age de la Lumière, Lee Miller & Man Ray

Lee Miller eut une vie hors normes : d’abord mannequin pour Vogue à New York, elle rencontre ensuite le photographe Man Ray à Paris ; elle devient sa muse, son apprentie (ensemble ils mettront même au point un nouveau procédé photographique, la solarisation), puis son amante avant de devenir reporter de guerre – elle sera notamment l’une des premières femmes à couvrir la découverte des camps de concentration. Comme on l’imagine, avec une existence pareille il y a déjà eu matière à écrire quelques ouvrages plus ou moins romancés sur Lee Miller, mais dans « L’Age de la Lumière » et comme nous en prévient la couverture, Whitney Scharer nous fait entrer dans l’intimité qu’elle partagea avec Man Ray, dans leur petit studio parisien. Leur passion et leur dévotion commune pour leur art, leur relation évoluant du respect à la passion, la jalousie puis la lassitude qui en viendront à bout. Le glas de leur histoire fut sans doute sonné par son besoin d’aventure, femme indépendante trop souvent reléguée au rang de jolie potiche qui dut combattre pour se faire une place dans l’art, à une époque où son compagnon trouvait normal de s’attribuer ses photos et ses découvertes.

Les épisodes de guerre ne sont que furtivement évoqués entre deux envolées amoureuses, comme pour mieux appuyer le personnage que fut Lee Miller, peut-être aussi pour appuyer le portrait peu flatteur qui est fait d’elle à la fin de sa vie : une femme mélancolique, ménagère gonflée par l’alcool et hantée par ses souvenirs, – peut-être pas la partie la plus utile, de même que la description crue de ses relations avec les hommes. Mais ce qui est vraiment réussi, c’est de découvrir le Paris de ces années-là sous l’œil de la photographe qui en arpente les rues, un œil vif et talentueux encore insuffisamment reconnu.

L’AGE DE LA LUMIERE, Whitney Scharer, Editions de l’Observatoire
Merci à Babelio pour la découverte !

Le Festival Photo de la Gacilly, à ciel ouvert

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Cet été pour la première fois nous sommes allés visiter le Festival photo en plein air de La Gacilly, un charmant petit village du Morbihan qui l’espace d’un été prête ses murs, ses ruelles et ses jardins à plus d’une trentaine d’expositions diverses et toutes aussi intéressantes les unes que les autres.

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Parmi ces galeries à ciel ouvert, cette année le Festival mettait à l’honneur la photographie africaine,  et la relation de l’homme à l’animal. J’ai eu énormément de coups de coeur, difficile de n’en montrer que quelques uns.

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Le Grand Show des Animaux de la Ferme, Rob Macinnis.

IMG_8109IMG_8080Le Monde a 9 ans, Aïda Muluneh.

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L’Arche Photographique, Joel Sartore.

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Dogs, Eliott Erwitt.

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In Situ, Eric Pillot.

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Plus qu’Humains, Tim Flach.

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A ne pas manquer, le FESTIVAL PHOTO DE LA GACILLY se tient encore jusqu’au 30 Septembre (gratuit).

L’Automne au Père Lachaise

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« N’oublie jamais ceci : tout sentiment a son pendant.
Se sentir malheureux prouve que I’on est capable de se réjouir.
C ‘est une bonne nouvelle.
Quand tu es seul, tu te rends compte à quel point tu serais bien en compagnie de quelqu’un.
C ’est une bonne nouvelle.
II te faut soufrir pour apprécier le bonheur de n’avoir mal nulle part.
C ‘est une bonne nouvelle.
Voilà pourquoi iI ne faut jamais craindre la tristesse, ni Ia solitude, ni Ia douleur car elles sont Ia preuve que la joie, I’amour et Ia sérénité existent.
Ce sont de bonnes nouvelles. »

Le plus bel endroit du monde est ici (Miralles/Santos)

Le Long Fleuve Intranquille

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Le soleil est revenu sur la région parisienne et la décrue est en cours, ouf quel épisode… Dimanche nous sommes allés faire une grande balade en famille, et été voir la Seine évidemment. Entre le marron du ciel qui se confondait avec celui du fleuve, ce calme étrange sur les Champs interdits aux voitures, les quelques ponts fermés, les touristes absents, le vide sur les Boulevards, il y avait vraiment une atmosphère étrange sur la Capitale.

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Regarder les Fleurs

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Le hanami (花見 littéralement, « regarder les fleurs ») est la coutume traditionnelle japonaise d’apprécier la beauté des fleurs, principalement les fleurs de cerisier (sakura), lorsqu’à partir de fin mars ou début avril, elles entrent en pleine floraison. (Wiki)

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Autant dire qu’au Parc de Sceaux chaque année à la même époque, nous sommes nombreux à surveiller les Bosquets ! J’ai pris mes photos samedi dernier, mais la floraison complète devrait être atteinte ce week-end, c’est un spectacle sans égal que je te conseille vraiment, vraiment, vraiment…

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Mes photos de l’année dernière ❀❀❀

Bettina Rheims, derniers jours à la MEP

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La Femme, la Femme, la Femme… Le sujet de prédilection de Bettina Rheims depuis une quarantaine d’années. Cette exposition présente un large aperçu en 180 images de son travail, des débuts aux coups d’éclats (te souviens-tu du scandale INRI ?), des commandes pour des marques de luxe à des travaux plus confidentiels.

Avec ces immenses formats dans des salles assez réduites (et sans parcours logique), c’est toute la particularité de la photographe qui saute à la figure du visiteur : c’est cru, direct, coloré, un uppercut. Souvent érotisé, parfois porno – ça devient un gimmick ridicule dans les musées d’avoir sa petite salle interdite avec 3 plans suggestifs, alors que dans la partie « publique », une jeune femme s’offre (façon Helmut Newton) en tenue SM sur commande de son milliardaire de mari… qu’est-ce qui est le plus vulgaire ?

IMG_4510 DSC_6638 Et la solitude de la femme, on en parle ?IMG_4505 IMG_4507 DSC_6640IMG_4509

La vulgarité, d’ailleurs. C’est ce qui m’a le plus interpellée dans l’expo, qu’est-ce qui est vulgaire ou ne l’est pas ? Si tu affubles la plus belle femme qui soit avec tous les oripeaux de la garce, devient-elle vulgaire pour autant ? A mon avis ça dépend de son modèle, qu’on ne me dise pas que c’est par hasard qu’on a accroché un portrait de Madonna et un de Kristin Scott Thomas côte à côte – devines qui gagne. Comme ce portrait de la Bellucci faisant joujou avec du ketchup, elle est juste belle au sens Bella, tu vois, avec l’accent et l’exagération.

Bref Bettina Rheims c’est un regard tout particulier et très reconnaissable, mais au final ce que j’ai le plus aimé c’est une série de portraits de prisonnières, faisant face à ceux de divas bling bling. Effet dévastateur.

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{Bettina Rheims, Maison Européenne de la Photographie, jusqu’au 27 mars}