« Espèces en Voie d’Illumination », promenade nocturne

Ce soir s’achève au Jardin des Plantes de Paris une spectaculaire exposition nocturne : une promenade à la lueur de structures lumineuses (façon lanternes chinoises) représentant des espèces animales éteintes ou menacées, animaux gigantesques ou doubles des habitants de la Ménagerie.

Poésie, magie et… foule déambulant parmi papillons, suricate ou éléphants phosphorescents, ours polaires ou tortue marine, pénétrant dans les entrailles d’un requin blanc et peinant à distinguer les flamants roses (les vrais) de leurs jumeaux lumineux.

Quelle douceur dans ces yeux ! Et cette délicatesse dans l’exécution…

Un festival d’un nouveau genre qui en raison de son grand succès sera certainement appelé à être reconduit, ici ou ailleurs, pour notre grand plaisir.

Publicités

Mucha au Musée du Luxembourg

Adolescente je raffolais des illustrations féminines de Mucha, j’en collais sur mes cahiers d’étudiante et en reproduisais des parties, fascinée par ces détails, ces symboles et ces formes mi-féminines mi-végétales. C’est donc un réel plaisir que les découvrir, cette fois « en grand ».

Le tchèque ALPHONSE MUCHA s’est fait connaître grâce à ses talents d’affichiste dans les années 1890 à Paris. Après avoir créé avec succès une illustration pour une pièce de théâtre de Sarah Bernhardt, il produit multitude de panneaux décoratifs, développant un style reconnaissable entre tous avec ses jeunes femmes cernées de motifs floraux, d’arabesques et aux chevelures sans fin – un genre qui finira par incarner l’Art Nouveau.

Mais Mucha est aussi peintre, sculpteur ou photographe, sa manière évolue et il se lance dans le projet de fresques consacrées à l’épopée de son peuple slave. L’exposition du Musée du Luxembourg détaille de façon très claire chaque étape de sa carrière – et il est amusant de constater que la popularité de ses affiches a conduit à la création de multitude de produits dérivés comme des bijoux, des emballages de savons ou des boîtes de biscuits. Ainis naquit le marketing !

ALPHONSE MUCHA, jusqu’au 27 janvier 2019 au Musée du Luxembourg, Paris 6e.

Balade dans les Serres d’Auteuil ❀

DSC00460

J’ai un faible pour ces serres incroyablement photogéniques, mélange de verre et d’acier d’où tente de s’échapper une végétation luxuriante et exotique. J’aime déjà beaucoup celle du Jardin des Plantes mais je n’avais encore jamais visité celles d’Auteuil. Créé sous Louis XV, le jardin est constitué de cinq serres principales abritant collections de plantes, fougères, orchidées, palmiers, volière…

DSC00427

DSC00430DSC00433DSC00435DSC00436DSC00437

DSC00445

J’aime bien ce côté « abandonné à la nature », aussi… bon ok, j’ai eu beaucoup de mal à sélectionner des photos !

DSC00451

DSC00470DSC00474DSC00476DSC00477DSC00483DSC00488DSC00490DSC00492DSC00493

 

Face au géant Roland-Garros, splendide balade dans une paix totale avec dépaysement assuré !

 

JARDIN DES SERRES D’AUTEUIL, entrée libre, avenue Gordon Bennett, Paris 16e

Les Extatiques, parcours artistique à La Défense

20180810_113937

En plus de dix ans à arpenter les rues parisiennes je n’avais jamais fait qu’apercevoir la Grande Arche de la Défense de très loin. L’occasion d’aller au bout de la ligne en mode touriste s’est présentée lorsque pour ses 60 ans, neuf artistes ont été invités à imaginer dans le quartier un parcours au milieu des fameuses tours. Banc géant, tournesols, arbres fantômes, immeuble renversé, cadre à Instagram… des jeux d’échelle parfois poétiques et souvent renversants !

DSC00373DSC00382

A commencer par un dédale fleuri de 400 tournesols imaginé par Fanny Bouyagui où l’on peut se perdre en oubliant les immeubles alentours… ou en apprécier autrement la perspective.

DSC00381DSC00372DSC00387

Auntie Maria est une géante indienne peinte à la main, installée ici par les soins d’Hanif Kureshi.

DSC00389DSC00410

Leandro Erlich bouscule les murs et nous fait perdre la notion de l’espace. Impressionnant et efficace !

DSC00416DSC00390

Vincent Lamouroux a recouvert les arbres d’une sorte de voile blanc (inoffensif pour les arbres) comme pour les figer dans le temps.

DSC00394DSC00418

Nous n’avons pas tout vu ni tout apprécié de la même manière, mais cette exposition à ciel ouvert nous a permis d’aborder pour la première fois un quartier inconnu d’une façon insolite.

20180810_125350

Exposition « LES EXTATIQUES », jusqu’au 21 octobre à Paris la Défense.

Enfers & Fantômes d’Asie, exposition spectrale au Musée du Quai Branly

20180603_120642

A travers le théâtre, le cinéma, l’art contemporain ou le manga, cette exposition évoque les histoires de fantômes omniprésentes en Asie (Chine, Japon, Thaïlande) où parfois le culte des esprits est particulièrement fort.

On y croisera dans une inquiétante pénombre des femmes-chats, des vampires sauteurs (gloups), des yokai, des walking dead, des figurines, des estampes ou des reliques mortuaires… une pièce reprend même les codes de The Ring, le fameux film d’horreur avec son personnage flippant aux longs cheveux.
Bref, de quoi se donner pas mal de frissons.

20180603_11584720180603_11593120180603_120213

20180603_12144420180603_12175320180603_121951

20180603_123604

L’exposition est recommandée à partir de 12 ans, ce que je confirme à 200%, car si mon 13 ans était aux anges (« Oh regarde, trop cool, il s’est fait éventrer et y a plein de démons qui sont sortis ! »), j’ai passé pas mal de temps à cacher les yeux de mon 10 ans (surtout devant des extraits de films particulièrement gore), qui n’est pas forcément des plus impressionnables mais à qui je voulais éviter quelques cauchemars.
Ceci mis à part, l’expo est vraiment bien faite, complète et impressionnante et vaut le détour.

20180603_12495520180603_125137

 

ENFERS ET FANTÔMES D’ASIE, jusqu’au 15 Juillet au Musée du Quai Branly

Au-delà des Limites, l’expérience inratable à la Villette !

20180526_120026

Teamlab est un collectif japonais réunissant artistes, programmateurs, ingénieurs, animateurs 3D, mathématiciens et architectes. Les voici installés à la Villette pour offrir une expérience visuelle incroyable : l’endroit est découpé en plusieurs salles thématiques, où l’on est comme immergé dans de véritables tableaux qui semblent interagir avec les visiteurs. Cascades de fleurs, envols de papillons et d’oiseaux, pluie de pétales de cerisiers qui s’ouvrent…

20180526_11121320180526_112311

20180526_11250620180526_11352920180526_11370720180526_11512120180526_12025720180526_12034920180526_12070620180526_121644

Les saisons défilent en fresques numériques fascinantes. J’aurai rêvé pouvoir rester assise des heures à me laisser recouvrir de tâches de couleurs !

 

AU-DELÀ DES LIMITES,  jusqu’au 9 Septembre à la Villette ❀❀❀❀

{Expo} La Collection BIC, quand le stylo bille inspire

20180504_140724

J’aime beaucoup le 104 à Paris, c’est vraiment un endroit qui grouille de créativité, tu peux y croiser des jeunes artistes en pleine répétition, y assister à des concerts ou visiter des expos étrangement particulières. Celle qui se tient jusqu’au 13 me semblait a priori un peu gadgeto-anecdotique, mais j’ai changé d’avis au fil de ma visite, et si tu en as l’occasion n’hésite pas à y jeter un oeil (enfin, très rapidement puisqu’elle se termine fin mai).

20180504_141119

Le stylo BIC existe depuis les années 50 et sa facilité d’utilisation en a vite fait un indispensable, y compris pour les artistes pour exécuter rapidement des esquisses ou carrément des oeuvres à part entière.

20180504_14114420180504_141249

L’exposition montre en partie des détournements de l’objet pratique : stylo, rasoir, briquet… mais aussi des oeuvres à part entières assez épatantes usant et abusant des encres et de l’emblématique stylo quatre couleurs. On y croisera même des artistes historiques (César, Giacometti, Fernand Léger, Magritte…).

20180504_14174220180504_141938(Oui, ceci est un dessin fait au Bic…)

20180504_14202320180504_14244520180504_14253720180504_14265920180504_142802

Alliance de la matière noble (verre de Murano) et plus banale (encre de Bic) pour symboliser ces « rats qui ch…t  » selon Jan Fabre !

20180504_14285020180504_14314120180504_143314

Je recommande de ne pas hésiter à demander des explications aux jeunes guides du 104, qui apportent un éclairage passionnant sur chaque oeuvre.

 

LA COLLECTION BIC, 104 (5 rue Curial, 19e), accès libre, prolongée jusqu’au 27 mai.