Mucha au Musée du Luxembourg

Adolescente je raffolais des illustrations féminines de Mucha, j’en collais sur mes cahiers d’étudiante et en reproduisais des parties, fascinée par ces détails, ces symboles et ces formes mi-féminines mi-végétales. C’est donc un réel plaisir que les découvrir, cette fois « en grand ».

Le tchèque ALPHONSE MUCHA s’est fait connaître grâce à ses talents d’affichiste dans les années 1890 à Paris. Après avoir créé avec succès une illustration pour une pièce de théâtre de Sarah Bernhardt, il produit multitude de panneaux décoratifs, développant un style reconnaissable entre tous avec ses jeunes femmes cernées de motifs floraux, d’arabesques et aux chevelures sans fin – un genre qui finira par incarner l’Art Nouveau.

Mais Mucha est aussi peintre, sculpteur ou photographe, sa manière évolue et il se lance dans le projet de fresques consacrées à l’épopée de son peuple slave. L’exposition du Musée du Luxembourg détaille de façon très claire chaque étape de sa carrière – et il est amusant de constater que la popularité de ses affiches a conduit à la création de multitude de produits dérivés comme des bijoux, des emballages de savons ou des boîtes de biscuits. Ainis naquit le marketing !

ALPHONSE MUCHA, jusqu’au 27 janvier 2019 au Musée du Luxembourg, Paris 6e.

Miss Tic à Trouville

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J’aime tellement les figures féminines de Miss Tic, toujours accompagnées d’une petite phrase poétique qui prête souvent à réflexion, et que je croise parfois dans les rues parisiennes. Alors bien sûr, profitant d’une escapade à Trouville je me suis mise en chasse !

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A l’occasion d’une exposition de ses féminins pochoirs dans une galerie d’art de Deauville, l’artiste a essaimé ça et là quelques oeuvres. Je n’ai pas retrouvé les dix (d’autant que l’une d’elle a été priée de se mettre à l’abri des regards O_O ), mais j’étais vraiment ravie de dénicher celles-ci au hasard des rues ou des cabines de plage.

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(Celle-ci avec Marguerite Duras se trouve devant la bibliothèque… elle est vraiment superbe, non ?).

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Foujita Moderne

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Le peintre franco-japonais Foujita a été l’une des grandes figures du Montparnasse des années 20. Cinquante ans après sa mort, après avoir fait l’objet d’une exposition au musée Maillol, divers évènements et expositions ont lieu dans le département de l’Essonne (où il s’est installé à la fin de sa vie) tout au long de l’année. A Gif-sur-Yvette, le château du Val-Fleury a choisi de croiser de grandes compositions de l’artiste avec des oeuvres de la collection du Fonds départemental d’Art Contemporain. Certaines oeuvres semblent se répondre alors que des décennies les séparent, dans un lieu qui permet une déambulation agréable.

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De grandes compositions rappellent la prépondérance du blanc dans son oeuvre, blanc des corps et blanc du fond.

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Omniprésents également, les chats, et la Muse, Youki.

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En réponse, des photos, des installations, une vidéo, de la céramique ou encore de l’origami.

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A découvrir au Château du Val-Fleuri de Gif-sur-Yvette jusqu’au 13 janvier 2018. Entrée Libre.

Les Extatiques, parcours artistique à La Défense

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En plus de dix ans à arpenter les rues parisiennes je n’avais jamais fait qu’apercevoir la Grande Arche de la Défense de très loin. L’occasion d’aller au bout de la ligne en mode touriste s’est présentée lorsque pour ses 60 ans, neuf artistes ont été invités à imaginer dans le quartier un parcours au milieu des fameuses tours. Banc géant, tournesols, arbres fantômes, immeuble renversé, cadre à Instagram… des jeux d’échelle parfois poétiques et souvent renversants !

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A commencer par un dédale fleuri de 400 tournesols imaginé par Fanny Bouyagui où l’on peut se perdre en oubliant les immeubles alentours… ou en apprécier autrement la perspective.

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Auntie Maria est une géante indienne peinte à la main, installée ici par les soins d’Hanif Kureshi.

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Leandro Erlich bouscule les murs et nous fait perdre la notion de l’espace. Impressionnant et efficace !

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Vincent Lamouroux a recouvert les arbres d’une sorte de voile blanc (inoffensif pour les arbres) comme pour les figer dans le temps.

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Nous n’avons pas tout vu ni tout apprécié de la même manière, mais cette exposition à ciel ouvert nous a permis d’aborder pour la première fois un quartier inconnu d’une façon insolite.

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Exposition « LES EXTATIQUES », jusqu’au 21 octobre à Paris la Défense.

Enfers & Fantômes d’Asie, exposition spectrale au Musée du Quai Branly

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A travers le théâtre, le cinéma, l’art contemporain ou le manga, cette exposition évoque les histoires de fantômes omniprésentes en Asie (Chine, Japon, Thaïlande) où parfois le culte des esprits est particulièrement fort.

On y croisera dans une inquiétante pénombre des femmes-chats, des vampires sauteurs (gloups), des yokai, des walking dead, des figurines, des estampes ou des reliques mortuaires… une pièce reprend même les codes de The Ring, le fameux film d’horreur avec son personnage flippant aux longs cheveux.
Bref, de quoi se donner pas mal de frissons.

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L’exposition est recommandée à partir de 12 ans, ce que je confirme à 200%, car si mon 13 ans était aux anges (« Oh regarde, trop cool, il s’est fait éventrer et y a plein de démons qui sont sortis ! »), j’ai passé pas mal de temps à cacher les yeux de mon 10 ans (surtout devant des extraits de films particulièrement gore), qui n’est pas forcément des plus impressionnables mais à qui je voulais éviter quelques cauchemars.
Ceci mis à part, l’expo est vraiment bien faite, complète et impressionnante et vaut le détour.

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ENFERS ET FANTÔMES D’ASIE, jusqu’au 15 Juillet au Musée du Quai Branly

Au-delà des Limites, l’expérience inratable à la Villette !

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Teamlab est un collectif japonais réunissant artistes, programmateurs, ingénieurs, animateurs 3D, mathématiciens et architectes. Les voici installés à la Villette pour offrir une expérience visuelle incroyable : l’endroit est découpé en plusieurs salles thématiques, où l’on est comme immergé dans de véritables tableaux qui semblent interagir avec les visiteurs. Cascades de fleurs, envols de papillons et d’oiseaux, pluie de pétales de cerisiers qui s’ouvrent…

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Les saisons défilent en fresques numériques fascinantes. J’aurai rêvé pouvoir rester assise des heures à me laisser recouvrir de tâches de couleurs !

 

AU-DELÀ DES LIMITES,  jusqu’au 9 Septembre à la Villette ❀❀❀❀

{Expo} La Collection BIC, quand le stylo bille inspire

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J’aime beaucoup le 104 à Paris, c’est vraiment un endroit qui grouille de créativité, tu peux y croiser des jeunes artistes en pleine répétition, y assister à des concerts ou visiter des expos étrangement particulières. Celle qui se tient jusqu’au 13 me semblait a priori un peu gadgeto-anecdotique, mais j’ai changé d’avis au fil de ma visite, et si tu en as l’occasion n’hésite pas à y jeter un oeil (enfin, très rapidement puisqu’elle se termine fin mai).

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Le stylo BIC existe depuis les années 50 et sa facilité d’utilisation en a vite fait un indispensable, y compris pour les artistes pour exécuter rapidement des esquisses ou carrément des oeuvres à part entière.

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L’exposition montre en partie des détournements de l’objet pratique : stylo, rasoir, briquet… mais aussi des oeuvres à part entières assez épatantes usant et abusant des encres et de l’emblématique stylo quatre couleurs. On y croisera même des artistes historiques (César, Giacometti, Fernand Léger, Magritte…).

20180504_14174220180504_141938(Oui, ceci est un dessin fait au Bic…)

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Alliance de la matière noble (verre de Murano) et plus banale (encre de Bic) pour symboliser ces « rats qui ch…t  » selon Jan Fabre !

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Je recommande de ne pas hésiter à demander des explications aux jeunes guides du 104, qui apportent un éclairage passionnant sur chaque oeuvre.

 

LA COLLECTION BIC, 104 (5 rue Curial, 19e), accès libre, prolongée jusqu’au 27 mai.

« Détournement », et au milieu coule la Seine

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Au sein de la Conciergerie à Paris, on peut aller voir jusqu’au 31 août une installation monumentale imaginée par Stéphane Thidet qui a entrepris de détourner… la Seine (!) pour la faire pénétrer dans le bâtiment tout proche, déambuler parmi ses colonnes avant d’en ressortir.

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Le dispositif est impressionnant, vue la complexité du défi technique : l’eau est puisée dans le fleuve et passe au-dessus du quai, entre par les anciennes cuisines, tombe en cascade dans la salle des Gens d’Armes avant de serpenter tranquillement dans la salle dans une structure en bois brut, faisant songer à ces gouttières de bambou charriant des ruisselets d’eau rafraichissante.

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Comme un rappel de la crue du siècle de 1910, l’eau fait son retour mais d’une manière apaisée et apaisante, avec des reflets miroitant sur les pierres médiévales mises en valeur par la pénombre et l’atmosphère de la salle. C’est vraiment à voir !

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DETOURNEMENT, une installation de Stéphane THIDET, jusqu’au 31 août

Miniartextil

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Jusqu’à la semaine dernière le Beffroi de Montrouge (92) accueillait pour une 14e édition une sélection d’artistes autour des oeuvres d’art textile, sous le thème « borderline ». Une jolie occasion d’explorer les limites et les frontières… de l’imagination !

En plus de multiples oeuvres à la minutie impressionnante, l’oeuvre majeure en était cette forêt de nombres imaginée par Emmanuelle Moureaux, pluie mathématique aux couleurs changeantes.

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Cette manifestation annuelle est vraiment une jolie découverte que je tâcherai de ne plus manquer !

L’élégance Irving Penn

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On connait surtout IRVING PENN pour ses photos de mode ou de stars, mais cette exposition qui se tient au Grand Palais jusqu’en janvier prochain démontre à quel point sa palette était bien plus large. Chaque photo en dépit de son apparente simplicité est en réalité travaillée tant au niveau du fond, de la posture, du cadre… et bien sûr de ce talent pour saisir une personnalité qui tente de se dérober, l’oeil aux aguets. Le résultat parait simple, épuré, alors que rien n’est laissé au hasard.

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Le parcours de l’exposition nous fait découvrir chronologiquement les travaux du photographe : premières natures mortes, séries pour le magazine Vogue, à Lima ou sur les petits métiers, portraits, nus… cigarettes, « frêles résidus d’un plaisir passager »… J’ai trouvé les portraits d’artistes forts et frappants.

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IRVING PENN au Grand Palais, Paris, jusqu’au 29 Janvier 2018.