Ma Desheng à Chamarande

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L’artiste chinois MA DESHENG a fait partie du groupe d’artistes avant-gardistes des « Etoiles » qui se battait à Pékin à la fin des années 70 pour la liberté d’expression avant, pour certains membres du groupe, de choisir l’exil. Résident en Suisse puis en France, en 1992 l’artiste perd la mobilité de son corps suite à un accident. C’est alors que ces pierres géantes, galets ou rochers, commencent à remplir ses oeuvres, prenant des formes humaines parfois inspirées de Matisse (période « Nu Bleu »).

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On peut voir dans ces silhouettes en conciliabule ce qu’on a envie d’y voir, des fantômes, une menace ou une présence, de la sensualité ou de la rugosité, en tout cas le cadre du château de Chamarande leur offre un superbe cadre, surtout lorsque la lumière pénètre par les grandes fenêtres… 

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MA DESHENG, Des Etoiles à nos Jours, Exposition au domaine Départemental de Chamarande (Essonne) jusqu’au 17 mars 2019.

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« Espèces en Voie d’Illumination », promenade nocturne

Ce soir s’achève au Jardin des Plantes de Paris une spectaculaire exposition nocturne : une promenade à la lueur de structures lumineuses (façon lanternes chinoises) représentant des espèces animales éteintes ou menacées, animaux gigantesques ou doubles des habitants de la Ménagerie.

Poésie, magie et… foule déambulant parmi papillons, suricate ou éléphants phosphorescents, ours polaires ou tortue marine, pénétrant dans les entrailles d’un requin blanc et peinant à distinguer les flamants roses (les vrais) de leurs jumeaux lumineux.

Quelle douceur dans ces yeux ! Et cette délicatesse dans l’exécution…

Un festival d’un nouveau genre qui en raison de son grand succès sera certainement appelé à être reconduit, ici ou ailleurs, pour notre grand plaisir.

Mucha au Musée du Luxembourg

Adolescente je raffolais des illustrations féminines de Mucha, j’en collais sur mes cahiers d’étudiante et en reproduisais des parties, fascinée par ces détails, ces symboles et ces formes mi-féminines mi-végétales. C’est donc un réel plaisir que les découvrir, cette fois « en grand ».

Le tchèque ALPHONSE MUCHA s’est fait connaître grâce à ses talents d’affichiste dans les années 1890 à Paris. Après avoir créé avec succès une illustration pour une pièce de théâtre de Sarah Bernhardt, il produit multitude de panneaux décoratifs, développant un style reconnaissable entre tous avec ses jeunes femmes cernées de motifs floraux, d’arabesques et aux chevelures sans fin – un genre qui finira par incarner l’Art Nouveau.

Mais Mucha est aussi peintre, sculpteur ou photographe, sa manière évolue et il se lance dans le projet de fresques consacrées à l’épopée de son peuple slave. L’exposition du Musée du Luxembourg détaille de façon très claire chaque étape de sa carrière – et il est amusant de constater que la popularité de ses affiches a conduit à la création de multitude de produits dérivés comme des bijoux, des emballages de savons ou des boîtes de biscuits. Ainis naquit le marketing !

ALPHONSE MUCHA, jusqu’au 27 janvier 2019 au Musée du Luxembourg, Paris 6e.

Miss Tic à Trouville

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J’aime tellement les figures féminines de Miss Tic, toujours accompagnées d’une petite phrase poétique qui prête souvent à réflexion, et que je croise parfois dans les rues parisiennes. Alors bien sûr, profitant d’une escapade à Trouville je me suis mise en chasse !

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A l’occasion d’une exposition de ses féminins pochoirs dans une galerie d’art de Deauville, l’artiste a essaimé ça et là quelques oeuvres. Je n’ai pas retrouvé les dix (d’autant que l’une d’elle a été priée de se mettre à l’abri des regards O_O ), mais j’étais vraiment ravie de dénicher celles-ci au hasard des rues ou des cabines de plage.

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(Celle-ci avec Marguerite Duras se trouve devant la bibliothèque… elle est vraiment superbe, non ?).

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Foujita Moderne

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Le peintre franco-japonais Foujita a été l’une des grandes figures du Montparnasse des années 20. Cinquante ans après sa mort, après avoir fait l’objet d’une exposition au musée Maillol, divers évènements et expositions ont lieu dans le département de l’Essonne (où il s’est installé à la fin de sa vie) tout au long de l’année. A Gif-sur-Yvette, le château du Val-Fleury a choisi de croiser de grandes compositions de l’artiste avec des oeuvres de la collection du Fonds départemental d’Art Contemporain. Certaines oeuvres semblent se répondre alors que des décennies les séparent, dans un lieu qui permet une déambulation agréable.

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De grandes compositions rappellent la prépondérance du blanc dans son oeuvre, blanc des corps et blanc du fond.

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Omniprésents également, les chats, et la Muse, Youki.

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En réponse, des photos, des installations, une vidéo, de la céramique ou encore de l’origami.

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A découvrir au Château du Val-Fleuri de Gif-sur-Yvette jusqu’au 13 janvier 2018. Entrée Libre.

Les Extatiques, parcours artistique à La Défense

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En plus de dix ans à arpenter les rues parisiennes je n’avais jamais fait qu’apercevoir la Grande Arche de la Défense de très loin. L’occasion d’aller au bout de la ligne en mode touriste s’est présentée lorsque pour ses 60 ans, neuf artistes ont été invités à imaginer dans le quartier un parcours au milieu des fameuses tours. Banc géant, tournesols, arbres fantômes, immeuble renversé, cadre à Instagram… des jeux d’échelle parfois poétiques et souvent renversants !

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A commencer par un dédale fleuri de 400 tournesols imaginé par Fanny Bouyagui où l’on peut se perdre en oubliant les immeubles alentours… ou en apprécier autrement la perspective.

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Auntie Maria est une géante indienne peinte à la main, installée ici par les soins d’Hanif Kureshi.

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Leandro Erlich bouscule les murs et nous fait perdre la notion de l’espace. Impressionnant et efficace !

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Vincent Lamouroux a recouvert les arbres d’une sorte de voile blanc (inoffensif pour les arbres) comme pour les figer dans le temps.

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Nous n’avons pas tout vu ni tout apprécié de la même manière, mais cette exposition à ciel ouvert nous a permis d’aborder pour la première fois un quartier inconnu d’une façon insolite.

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Exposition « LES EXTATIQUES », jusqu’au 21 octobre à Paris la Défense.

Enfers & Fantômes d’Asie, exposition spectrale au Musée du Quai Branly

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A travers le théâtre, le cinéma, l’art contemporain ou le manga, cette exposition évoque les histoires de fantômes omniprésentes en Asie (Chine, Japon, Thaïlande) où parfois le culte des esprits est particulièrement fort.

On y croisera dans une inquiétante pénombre des femmes-chats, des vampires sauteurs (gloups), des yokai, des walking dead, des figurines, des estampes ou des reliques mortuaires… une pièce reprend même les codes de The Ring, le fameux film d’horreur avec son personnage flippant aux longs cheveux.
Bref, de quoi se donner pas mal de frissons.

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L’exposition est recommandée à partir de 12 ans, ce que je confirme à 200%, car si mon 13 ans était aux anges (« Oh regarde, trop cool, il s’est fait éventrer et y a plein de démons qui sont sortis ! »), j’ai passé pas mal de temps à cacher les yeux de mon 10 ans (surtout devant des extraits de films particulièrement gore), qui n’est pas forcément des plus impressionnables mais à qui je voulais éviter quelques cauchemars.
Ceci mis à part, l’expo est vraiment bien faite, complète et impressionnante et vaut le détour.

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ENFERS ET FANTÔMES D’ASIE, jusqu’au 15 Juillet au Musée du Quai Branly