Rehab 2 à la Cité Universitaire de Paris {Street Art}

IMG_7907

Et hop, retour en douceur sur le chemin du blog. Pas faute d’avoir des choses à raconter ou à montrer, bien au contraire même, mais que faire contre ce temps qui passe, passe, passe… (bruit de l’écho). Un exemple : il aurait été plus judicieux de te parler de l’exposition de Street Art Rehab 2 (deuxième opération organisée par le collectif Bitume Street Art) avant que ce ne soit fini, pas vrai ? à ma décharge je n’ai visité l’endroit que deux jours avant la fin de l’évènement, mais impossible de ne pas t’en montrer un bout tellement c’était extra ! L’idée : confier un bâtiment entier (6 étages, 12 000 m2 !) à une centaine d’artistes. Ça se passait à la Cité Intenationale de Paris, au sein d’un beau parc que je ne connaissais pas encore.

IMG_7909

Collages, fresques, pochoirs, installations… rien n’a échappé à la créativité, des poignées de portes aux plafonds en passant par les ascenseurs ou les installations électriques.

IMG_7917 IMG_7945IMG_7926IMG_7948 IMG_7956IMG_7953IMG_7955IMG_7961IMG_7963 IMG_7964IMG_7966IMG_7968IMG_7971IMG_7976IMG_7977IMG_7978IMG_7982IMG_7986IMG_7987IMG_7989IMG_7990 IMG_7994IMG_7997

L’imagination au pouvoir sur un immeuble entier, un truc de fou ! Je suis vraiment fan, surtout de cette tendance à consacrer, au moins temporairement, des endroits désaffectés au street art. A noter que jusqu’à fin décembre par exemple tu peux profiter de l’Aérosol, nouvel espace dédié à l’art urbain où chacun peut venir s’exprimer sur les murs et où une partie « musée » doit ouvrir fin août (54 rue de l’Evangile, Paris 18e).

Robert Combas au Château de Chamarande

20170611_145854

Robert Combas est, avec Ben et Di Rosa, l’un des représentants de la figuration libre, un mouvement apparu dans les années 80 défendant une peinture « rigolote, libre et décontractée », inspiré de la culture populaire avec un large côté rock ou BD. Ayant reçu carte blanche pour investir le château de Chamarande tout l’été, il l’a redécoré… à sa façon !

20170611_14461320170611_144637

Tout le mobilier y passe, des tapis aux luminaires, d’une fresque à un cabinet de curiosités, « Meubles de circonstances, complétement déjantés », du sous-titre de l’exposition. Moi qui raffole du mélange moderne et classique, trouvant que l’un l’autre arrivent toujours à se mettre mutuellement en valeur, je me suis régalée à déambuler dans cette exposition foutraque, bourrée de symboles, de couleurs et de motifs végétaux.

20170611_14464420170611_14470820170611_144735 20170611_14480420170611_144848

Tu imagines le conseil des ministres sur une table pareille ?

20170611_14492620170611_14495620170611_14500920170611_14552420170611_14553920170611_145549 20170611_145632

Ah oui, il y a un peu beaucoup de miroirs aussi… Gloups !

20170611_145724 20170611_14575520170611_145742

 

PAS DROIT, Robert Combas & les Sans-Pattes, exposition jusqu’au 1er Octobre au Château de Chamarande (Essonne), Entrée Libre 

L’invitation au voyage de Chiharu Shiota {Expo}

Après Wei Wei, c’est à Chiharu Shiota, artiste japonaise installée à Berlin, que le Bon Marché a donné carte blanche. On peut jusqu’à la fin de la semaine y admirer ses installations éphèmères :

20170324_175255

Memory of the Ocean est une sorte de grotte, de vague toute de fil blanc tissé qui invite à s’asseoir et à contempler, arrivant – presque – à nous isoler complétement de l’effervescence marchande toute proche. Il faut aussi prendre le temps de regarder un court film qui explique les intentions et la méthode de l’artiste, permettant de regarder l’arachnéenne oeuvre d’un autre oeil.

20170324_18033020170324_17532520170324_180201

Where are we going est plus spectaculaire, tout en alliant une époustouflante finesse avec beaucoup de poésie : des barques (150 !) suspendues à la verrière du magasin, comme une invitation à voyager sur une vague imaginaire.

20170324_18074320170324_1806521

A voir absolument, mais il faut se dépêcher !

 

WHERE ARE WE GOING, de Chiharu Shiota, jusqu’au 2 avril au Bon Marché Rive Gauche, Paris 7e. Entrée Libre ✩

Street Art Florentin

IMG_6632

J’ai découvert avec surprise et bonheur lors de notre petit séjour à Florence que le street art y avait largement droit de cité. Deux artistes sortent du lot : pas un panneau de signalisation qui n’ait été retouché par l’artiste français Clet Abraham (que l’on peut croiser aussi à Paris, mais pas à ce point systématique) et chaque rue du centre historique a sa grande figure italienne retouchée avec masque et tuba par Blub :

Blub signe ses créations de cette énigmatique phrase : L’Arte sa nuotare (l’art sait nager – espérons que oui !)

Impossible de ne pas sourire devant ces panneaux détournés :

IMG_6572A force de pister les panneaux, on a fini par trouver l’atelier !

Et lorsque Blub rencontre Clet, ça donne ça :IMG_6514

La Galerie des Offices à Florence

IMG_6430

Une guide italienne nous a prévenu : si vous n’avez pas réservé votre billet, bonne chance. Et puis d’autres touristes nous racontèrent que la veille ils avaient attendu… 10 minutes avant d’entrer dans ce qui est considéré comme le plus beau musée d’Italie (et même plus). Alors ce matin-là il pleuvait des cordes donc rien à perdre, après tout on est bien capable d’attendre deux heures pour faire un tour de tortue chez Mickey, on peut bien tenter le coup pour voir la Naissance de Vénus ! Au bout de trois petits quart d’heure, we’re in ! Et c’est indéniable, si le musée était plus petit que je ne l’imaginais (en même temps, sachant qu’il faut dix jours pour faire le tour de notre Louvre parisien…) il contient un nombre impressionnant de chefs d’oeuvre au mètre carré.

IMG_6435IMG_6432IMG_6437IMG_6440

La Renaissance (Masaccio, Uccello, Lippi, Della Francesca…) bien sûr, puis Michel-Ange, Léonard de Vinci, Raphaël… ou encore des représentants du maniérisme (Pontormo, Fiorentino, Le Parmesan…), ils sont venus ils sont tous là.

IMG_6438 IMG_6446IMG_6464 IMG_6470 IMG_6455IMG_6457IMG_6467 J’ai toujours aimé la puissance de cette oeuvre d’Artemisia Gentileschi qui suinte de fureur, surtout si tu t’attardes sur les détails…

IMG_6456IMG_6452IMG_6466

Arrivés en bout de parcours, je fais remarquer à Chéri « Mais, on n’a pas vu Botticelli ? – Ben je sais pas, on a dû le louper… » La perspective de faire demi-tour nous mine un peu – enfin, surtout nos pieds qui pleurent et la perspective de devoir aller à contre-sens des grappes de touristes qui obstruent les corridors dorés du Musée. Nous arrivons à la fin du musée, c’est-à-dire le passage obligé par la boutique de souvenirs. Partout, des Vénus, des fleurs, des naïades botticelliennes en badges en crayons en posters en marque-pages en puzzle en bouillottes en mugs. On se regarde en soupirant : allez, demi-tour. Et on refait le musée entier dans le sens inverse, sous l’oeil méfiant des vigiles et en lévitant entre les touristes japonais. On a fini par trouver LA salle, au tout début de la visite sinon c’est pas drôle, mais aucun regret : là, c’est le choc et la bouche ouverte. Moi qui aime les détails et les petites fleurs, j’en prends plein les yeux…

IMG_6471IMG_6480IMG_6474IMG_6472 IMG_6477