Personne ne Gagne, Jack Black

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Jack Black a grandi aux Etats-Unis dans le Missouri. Orphelin de mère, délaissé par son père, il se laisse gagner par ses rêves de liberté et une vie d’aventure aux côtés d’autres vagabonds, et de fil en aiguille, de petites arnaques en vol de diamants, finira par devenir un cambrioleur de haute volée. Des passages répétés en prison en plus d’une addiction à l’opium finiront par mettre un terme à cette carrière, avant qu’il ne décide de la raconter dans « Personne ne gagne ».

Ce qui frappe d’emblée et peut paraître contradictoire avec sa « vocation », c’est la droiture du personnage : Jack Black était certes un gangster, mais il ne travaillait pas de n’importe quelle façon ni avec n’importe qui : pour être bandit on n’en est pas moins loyal, et toute son existence il prendra soin de n’entraîner personne avec lui dans les embrouilles. Ensuite c’est cette écriture : précise, fluide et érudite, elle raconte sans s’appesantir (des mois de planque peuvent passer en trois mots comme l’humiliation ressentie après des coups de fouets peut sembler fort longue – c’est là qu’on voit que l’homme n’est prisonnier d’aucune frontière, ni du temps ni de l’espace) une vie de rencontres, de voyages et de « coups » plus ou moins réussis. Il raconte son long apprentissage du mode de vie des hobos, des rôdeurs, des voleurs auprès de mentors impressionnants guidés par un code d’honneur, une hiérarchie, un vocabulaire, une solidarité tacite à laquelle il faut rajouter une grande lucidité sur le seul avenir envisageable :

Bien sûr, tôt ou tard, on finit toujours par perdre, mais autant ne pas précipiter la chute en se montrant imprudent ou négligent.

Le problème étant qu’après avoir goûté à cette liberté, impossible de revenir en arrière, du côté des honnêtes gens. Globalement, on découvre un point de vue singulier et absolument fascinant : ce que Jack Black a fait et ce qu’il est devenu, il l’assume complètement sans remords ni regrets, ou presque. Il rend hommage à tous ceux qui ont fait un bout de route avec lui, et n’éprouve que peu le sentiment de vengeance.

Plus sombre est la partie du récit consacrée au temps qu’il fera dans différentes prisons (15 ans sur les 30 qu’il passera sur la route), aux mauvais traitements qu’il se verra infliger, à ces coups qui transforment un prisonnier en monstre de colère. « Blackie » finira, non sans difficultés, par devenir une personne respectable, avec semble-t-il tout de même un peu de nostalgie, pas seulement pour cette vie d’aventure mais surtout pour une certaine époque qui a bien évolué : ainsi exhorte-t-il les jeunes gens tentés par l’aventure à ne pas sortir du droit chemin, puisque « personne ne gagne », d’autant que les méthodes pour pister les voleurs s’améliorent très vite, que la peine capitale et autres châtiments sensés servir d’exemple ne font selon lui qu’aggraver les choses (« la cruauté engendre la cruauté »). Autant dire que les chances de mener une vie d’aventure à la Jack Black n’appartiennent plus qu’à sa légende.

PERSONNE NE GAGNE, Jack Black, Monsieur Toussaint Louverture 

Lou Andreas-Salomé, une femme d’influence

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Cette semaine sort en salles un film sur Lou Andreas-Salomé, une hagiographie plate et ennuyeuse. Pourquoi en parler me diras-tu ? Parce qu’il a au moins le grand mérite d’évoquer l’existence d’une femme exceptionnelle, et pas seulement pour son temps, beaucoup trop méconnue.

490280 Plouf ! le film.

Reprenons : Lou est une intellectuelle allemande d’origine russe ayant vécu de 1861 à 1937, romancière et psychanalyste elle déclencha la passion de beaucoup d’hommes, et pas des moindres (Rainer Maria Rilke et Friedrich Nietzsche pour les plus connus), elle fréquenta également Freud. Egérie au vrai sens du terme mais pas seulement, elle fut aussi avant-gardiste, rebelle, toujours en mouvement, toujours en voyage, et si elle inspira la passion elle la refusa tout autant, du moins jusqu’à très tard dans sa vie. Son oeuvre reste méconnue, dans l’ombre des grands noms qu’elle fréquenta.

Le film s’attarde beaucoup sur l’étrange trio (platonique) qu’elle forma avec Paul Ree et Nietzsche (le jeu de l’acteur derrière sa moustache autonome vaut son pesant de philosophes), pas suffisamment sur son enfance me semble-t-il. Elle accepta d’épouser Friedrich Carl Andreas à condition de ne jamais consommer le mariage. Sa relation avec Nietzsche fut brisée par la soeur de celui-ci, qui sombra dans la dépression et finit par écrire son chef d’oeuvre « Ainsi parlait Zarathoustra« . Belle, intelligente, avide de liberté, un brin manipulatrice… inspiratrice !!

Le film est intensément bavard, certes il est question d’intellectuels, mais les petites scènes pirouettes s’efforçant d’apporter de la fantaisie sont franchement ratées, le montage par moments absurdes, et ne parlons pas des cartes postales reconstituées de façon kitschissime. Mais ceci pourrait servir de point de départ à qui souhaiterait connaître cette figure féminine majeure, et peut-être approfondir par la lecture de son oeuvre, ou de celles qui lui ont été dédiées. Son histoire reste à raconter !

Lou-Andreas Salomé, un film de Cordula Kablitz-Post, avec Katharina Lorenz, actuellement en salles.

Description de cette image, également commentée ci-après

Un peu de lecture :

Lou, Histoire d’une Femme Libre, Françoise Giroud, Fayard & le Livre de Poche
Ma vie, Lou Andreas-Salomé, PUF
Lettres à Lou Andreas-Salomé, Rainer Maria Rilke, 1001 Nuits

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S’Accrocher aux Etoiles ★

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Une mission spatiale qui tourne mal, et il ne reste plus à Carys et Max que 90 minutes à vivre, le temps peut-être de sauver leur vie… et leur couple ! De ce point de départ original, Katie Khan tire une histoire d’amour d’autant plus forte qu’elle la situe dans un futur où l’individu est nié pour le bien de la société, où les sentiments n’ont plus leur place… du moins pas avant l’âge de 35 ans, âge limite à partir duquel les couples ont le droit de s’installer et de fonder une famille. Dans ce futur-là, on change d’habitation tous les 3 ans, et tant pis pour la séparation des familles ou de ceux qui s’aiment, place à l’accomplissement individuel au service de la nation ! Quelle place peut-il bien rester pour le romantisme dans tout ça, est-ce possible de concilier amour et intelligence artificielle ?

Mais au fait, comment Carys et Max ont-ils pu se retrouver dans cette situation à la Gravity ? C’est leur parcours amoureux qui nous est raconté, entrecoupé par ce qui ressemble bien à une scène de ménage au beau milieu des astéroïdes. L’écriture est dynamique et ne s’encombre pas de détails (mais de beaucoup de références), d’ailleurs la majeure partie du roman est composée de dialogues, ce qui est à la fois un atout contribuant à la jolie dynamique de l’histoire et un défaut lui enlevant beaucoup trop de consistance. J’ai aimé néanmoins sa construction, surtout sa façon de conclure sur laquelle il vaut mieux garder la surprise. « S’Accrocher aux Étoiles » est donc une dystopie sentimentale originale et tendre semant discrètement quelques réflexions sur le libre-arbitre, avec une fin vraiment réussie, mais… chut !

La vie après la vie, c’est ce que nous laissons de nous dans le cœur des autres.

S’ACCROCHER AUX ETOILES, Katie KHAN, Super 8 Editions  ★

Merci à Babelio et aux Editions Super 8

2 ans et quelques ❀❁❃

Je me revois chercher désespérément une fichue robe toute simple (« juste une s’il vous plait que je puisse porter sans avoir l’air d’un sac de congélation Carref*ur, pitié pitié Sainte Rita aides-moi ! »), je me souviens de préparatifs sans (trop de) stress à scotcher du masking tape fleuri et épingler du liberty dans tous les coins, comme l’on prépare avec plaisir des vacances ou une fête entre amis, je réentends la photographe me conseiller « quoiqu’il arrive, souris, même si ça fait mal ! » et avoir la banane toute la journée sans me forcer, je repense à mon émotion en recevant le bouquet de mariée offert par une amie chère, je ris encore bêtement en imitant la chute des épingles à cheveux (cling cling) de mon chignon sophistiqué (durée de vie : 1 heure) avant même d’arriver à la mairie, je me rappelle avec un sourcil levé du discours surréaliste du maire (« mais qu’est-ce qu’il raconte ? »), je revois cette maison de campagne trouvée au hasard du net qui correspondait à 1000 % à ce que nous cherchions, je repense au plaisir de cette journée, à ceux qui ont répondu présent et à ceux qui ont répondu absent, qui se sont impliqués et qui sont restés plus longtemps que prévu, à la météo parfaite qui s’est invitée uniquement pour cette journée (la preuve : depuis 2 ans le mois de juin est pourri, na), je réentends les rires des amis et les jeux des enfants, le bonheur évident de mes petits garçons avec le noeud pap’ de travers et les yeux qui brillent, je me dis qu’après plus de 20 ans avec le même homme ça ressemblait à une confirmation, qu’à la question « pourquoi maintenant ? » je racontais partout que je voulais porter ton nom alors qu’aujourd’hui je ne le porte toujours pas, parce que du nom en réalité je m’en foutais c’était bien toi que je voulais.

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Et si tu me suis depuis trèèèès longtemps (et je t’en remercie), souviens-toi je t’avais un peu raconté mes angoisses bêtises ❀ ICI ✽

{Photos Chloé, Armelle, Séverine…}

Découvrir Barcelone {2}

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L’une des premières choses que j’ai voulu faire en arrivant à Barcelone, c’est aller voir la mer, bien sûr.

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La Barceloneta, quartier traditionnel des marins et des pêcheurs, et son front de mer. Nous ne sommes pas restés sur la plage très lontemps, d’abord parce que la chaleur y monte très vite, ensuite parce que les vendeurs à la sauvette (mojito ?massage ? paréo ?…) y sont omniprésents et très insistants, du coup au bout d’une heure, lassés de ce défilé permanent, nous avons décidé de rejoindre les Ramblas via le port (à voir : la statue de Christophe Colomb, et un grand centre commercial – Moll d’Espanya – avec aquarium au coeur du port olympique).

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Les Ramblas, les fameuses… je savais à l’avance que ce ne serait pas forcément mon truc : du monde, beaucoup de monde, beaucouuuuup de monde. Je n’aime pas vraiment passer mon temps à regarder où je mets les pieds, je préfère garder le nez en l’air, alors pour moi c’est juste pratique pour se repérer dans la ville et surtout se faufiler dans les petites rues adjacentes. A noter qu’on peut y voir des statues humaines absolument impressionnantes.

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A proximité immédiate des Ramblas, un petit tour s’impose par le Marché de la Boquería. Là encore, un monde énorme (y aller tôt !) pour ces halles anciennes (déjà deux siècles d’histoire) avec ses étalages appétissants. On y a dégusté d’excellents sandwiches, des coupelles de fruits frais et craqué pour des… brochettes de fraises au chocolat (ben quoi, c’est du tourisme aussi ?)

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Nous nous sommes enfin mis en quête de la Plaça Reial toute proche, en souvenir d’une scène dans l’Auberge Espagnole de Cédric Klapisch (si, si), et là, gros coup de coeur ! Tout le charme de Barcelone dans cette ravissante place avec ses palmiers, ses façades à arcades colorées et harmonieuses, ses mouettes qui se rafraîchissent le croupion sur les fontaines, ses terrasses, sa grande activité culturelle.

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Le temps de flâner sur cette place, nous avons pu voir des musiciens et des artistes à l’oeuvre, et même été conviés à venir visiter une exposition dans l’un de ces magnifiques bâtiments, d’où nous avons pu admirer la place de haut. Bonheur !!

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A SAVOIR :

  • Quoique tu fasses, fais-le TÔT ! rapport à la chaleur, à la foule…
  • Il est très déconseillé sur beaucoup de sites de voyages de céder à l’envie d’une boisson fraîche vendue sur la plage, il semblerait que les produits soient vraiment de mauvaise qualité.
  • Déjeuner sur le pouce à proximité des Ramblas : Foccaceria Toscana : super accueil, repas très bon et copieux pour prix raisonnable, nous y sommes même allés deux fois. Ferran 41.
  • Une belle pâtisserie : Pastelería la Estrella, Carrer Nou de la Rambla, 32.

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PLUS SUR BARCELONE ?

Westworld, western métaphysique… et morbide

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Westworld est un parc d’attractions plongeant ses visiteurs dans la conquête de l’Ouest, peuplé d’androïdes (les « hôtes ») plus vrais que nature destinés à amuser les clients. La vérité est que les clients en question passent leur temps à assouvir leurs pires instincts : tuer, torturer, violer sans conséquences. Et si un jour les robots, à force de ces abominables traitements, finissaient par se rebeller ?

Sur la forme, c’est la perfection : les décors, les acteurs (Evan Rachel Wood et Thandie Newton en tête), la mise en scène sont juste sublimes, alternant décors de laboratoire sans âme du monde « réel » et chaleur photogénique du far west. Le générique est d’une beauté glaçante, la bande originale à base de classiques du rock (Radiohead, Rolling Stones, The Cure…) reprises au piano mécanique contribue à l’atmosphère du parc.

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Sur le fond, on se laisse embarquer dans ce puzzle géant qui mêle et entremêle réel et fiction, passé et présent, rêveries et souvenirs… dans un vertigineux labyrinthe. Avouons qu’il faut s’accrocher pour suivre, la série est extrêmement bavarde même si la fin réserve pas mal de rebondissements – à défauts de réponses logiques. Finalement, elle repose sur l’idée que l’homme n’est qu’une bête, que si on met le meilleur d’entre nous dans cette sorte d’arène qu’est Westworld avec la liberté d’assouvir tous ses fantasmes, il va immanquablement se révéler, et pas dans le meilleur sens – pas très optimiste comme constat ! Quant au robot, il suffirait de lui insuffler une petite prise de conscience pour que la machine s’emballe… en prime, de quoi lancer des pistes de réflexion vraiment intéressantes : faut-il souffrir pour exister, est-ce indispensable pour se rapprocher de l’humanité ?

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Tout ceci contribue à faire de Westworld une série très ambitieuse, souffrant de quelques longueurs et pas mal de répétitions, très morbide par moments mais vraiment envoûtante.

WESTWORLD, une série de Jonathan Nolan & Lisa Joy, avec Evan Rachel Wood, Thandie Newton, Jeffrey Wright, Anthony Hopkins…

 

« A Fleur de Peau », roman sur l’hypersensibilité

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Je ne lis pas de livres de développement personnel. Pourtant, il en existe de plus en plus depuis des années et lorsque je vais dans la grande enseigne culturelle la plus proche de chez moi, la part consacrée aux romans se réduit comme peau de chagrin tandis que celle sur les livres consacrés au bien-être s’étend de manière exponentielle (symptôme d’une époque qui va mal, ou, voyons le côté positif, plutôt d’une volonté de se reprendre en main ?). A chaque livre son problème, d’ailleurs lorsque j’ai connu les crises d’angoisse j’ai été bien heureuse de trouver des ouvrages consacrés à ce sujet (je n’y ai pas forcément trouvé ma solution d’ailleurs, mais au moins la conviction rassurante que mon malaise était répertorié et que je n’étais pas seule à le subir). Bref, je devrais être une bonne cliente (et même, j’en suis sûre, un beau cas d’école, hahaha) mais peut-être que j’ai l’impression d’ouvrir un livre de leçons, peut-être que regarder le sommaire et foncer au paragraphe qui m’intéresse me suffit, peut-être que je n’ai pas envie qu’on me dise quoi faire… je ne peux pas l’expliquer en fait !

Tout ça pour dire que toute lectrice boulimique que je suis, je vais davantage trouver refuge dans les romans que dans les conseils. Ce qui explique mon intérêt immédiat pour A FLEUR DE PEAU de Saverio Tomasella, présenté comme le « premier roman initiatique des hypersensibles ». Roman, mot magique. Magique également, cette couverture à base de fleurs et de papillons qui la première a attiré mon attention, je le reconnais.
Voici donc le tout premier roman de développement personnel qui nous permet de faire la connaissance de Flora : Flora a tout pour elle, une jolie famille, de vrais amis, une vie en apparence agréable. Mais quelque chose cloche, elle prend tout de travers, pleure pour un rien, se sent fragile, trop fragile. Sa rencontre avec un professeur de yoga va la pousser, non pas à changer, mais à partir à la rencontre d’elle-même…

En s’appuyant sur des témoignages, Saverio Tomasella (qui a même fondé un Observatoire de l’Hypersensibilité) raconte toutes les difficultés auxquelles peuvent être confrontés les hypersensibles, leurs réactions de découragement aussi, et propose un cheminement personnel pour mieux apprivoiser ses émotions et en faire une grande richesse, incitant même à la solidarité entre personnes concernées (parce qu’entre hypersensibles, souvent on se reconnaît). Comment trouver son équilibre lorsque l’on est à vif en permanence ? A la fin du roman est proposé un guide pratique reprenant les idées clés de chaque chapitre et les exercices qui vont avec. Le livre condense donc à la fois le parcours, raconté sur un ton léger, d’une jeune femme hypersensible, et les outils que rechercheront les personnes concernées.

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Pour avoir eu la chance grâce aux Editions Leduc d’assister à la soirée de lancement de l’ouvrage, j’ai trouvé passionnant l’auteur que je ne connaissais pas, j’aurai souhaité lui poser plein de questions supplémentaires – en particulier comment faire lorsque l’on conçoit l’hypersensibilité comme un obstacle insurmontable plutôt que comme une force – mais bien entendu je n’ai pas osé (poser une question en public, même devant des personnes bienveillantes est au-dessus de mes forces : je vais bafouiller, je vais rougir, j’ai peur d’être jugée, ridicule… je t’ai dit que j’étais un beau cas d’école ?), un comble et la preuve qu’il me reste beaucoup de chemin à parcourir…

A FLEUR DE PEAU, Saverio TOMASELLA, Editions Leduc