Montfort-L’Amaury, cité médiévale

Dans la série « changer d’air à moins de 100 km », nous avions opté en ce dimanche ensoleillé pour la découverte de Montfort-l’Amaury, petite cité médiévale des Yvelines à proximité de la forêt de Rambouillet.

Dotée d’un château fort au Xe siècle, la commune présente la particularité d’avoir été une enclave bretonne marquée par le passage d’Anne de Bretagne qui embellit la ville. En grimpant la butte on peut découvrir les vestiges d’une tour et d’une porte de style gothique.

La commune, où l’on peut également visiter le musée Maurice Ravel, a charmé de nombreux artistes qui reposent dans un étonnant cimetière s’ouvrant par un très beau cloître – la tombe de Charles Aznavour est très visitée, de toute évidence. J’espère y retourner à une autre occasion car le Parc et le Château de Groussay, pour le moment fermés au public, semblent receler quelques surprises (on m’a même soufflé qu’il s’y tournait une certaine émission culinaire très sucrée !).

Quand le Chat n’est pas là…

Aujourd’hui je vous présente mon CHARLIE, 7 ans d’âge, moitié pin up, moitié patate, sans qui la vie chez les Bazar ne serait pas du tout la même…

Certains jours, c’est la patate qui l’emporte…

Mon Chachat et moi avons le plaisir de vous présenter ce recueil de nouvelles consacré aux chats : 7 nouvelles, 7 auteurs, 7 univers à découvrir en poche aux Editions Charleston auquel j’ai eu le plaisir de participer.

Elle n’est pas craquante cette couverture 🙂 ??

Et pour chaque exemplaire, 1 euro sera reversé à la SPA.

QUAND LE CHAT N’EST PAS LA, 7 nouvelles inédites par Sophie Carquain, Tiphaine Carton, Sandrine Catalan-Massé, Sophie Horvath, David Lelait-Helo, Carole Martinez et Clarisse Sabard, Editions Charleston 🐱

Lire pour s’évader #5

Joseph Ferdinand Cheval est ce fameux facteur, célèbre pour avoir passé 33 ans de sa vie à édifier un merveilleux palais dans son village de la Drôme, un endroit dorénavant classé Monument historique. Je n’ai jamais eu l’occasion de m’y rendre mais la curiosité suscitée par le roman de Nadine Monfils est grande ! En se basant sur ce que l’on sait du Facteur Cheval et beaucoup de ses propres citations, elle prend la plume à sa place pour écrire des lettres éclaircissant les motivations de son pari fou. Elle raconte la douleur d’un père qui a perdu sa fille et se raccroche à ses rêves pour ne pas sombrer complètement, sans jamais se soucier de ceux qui glosent sur lui, et dresse le portrait d’un homme modeste, taiseux, pudique et sage qui a trouvé un moyen extraordinaire de s’élever au-dessus du malheur. C’est très poétique et tendre, ça donne envie d’en savoir bien plus car le livre est vraiment bref.

LE RÊVE D’UN FOU, Nadine Monfils, Fleuve Editions

XIXe siècle. John Cyrus Bellman vit avec sa petite fille Bess dans une ferme de Pennsylvanie, encore sous le coup du chagrin d’avoir perdu son épouse. La lecture d’un article de journal va provoquer un déclic et le pousser à partir à l’aventure en laissant tout derrière lui.
C’est un très étrange roman racontant l’épopée d’un homme parti à la recherche des ossements d’animaux fantastiques, guidé par un jeune indien à la façon de Don Quichotte et de son Sancho Pança. Pendant ce temps, sa fille guette son retour en s’efforçant de suivre son aventure dans les livres, mais va comprendre qu’il n’est pas nécessaire de voyager loin pour rencontrer des monstres.
C’est bel et bien un conte symbolique à tous points de vue (Où se trouve notre maison ? Qu’y a-t-il de plus important ?) qui nous fait traverser l’ouest sauvage dans une quête impossible à la morale cruelle.

WEST, Carys Davies, Seuil

Julia vient de dégoter le job de ses rêves : elle est chargée de tester et évaluer des voyages aux quatre coins du monde. Avec sa nouvelle bande de collègues, c’est le début de l’aventure… En ce moment ce qui nous manque à tous c’est de changer d’air et une grande dose de bonne humeur, ça tombe bien grâce à Un été en Hiver nous voilà servis : ça voyage et ça pétille à chaque page !
Certes, Julia est parfois agaçante, elle a le chic pour se faire des nœuds au cerveau en permanence et avoir le béguin pour la mauvaise personne, mais c’est ce qui rend cette Bridget Jones si attachante – et si proche de nous. On est loin des personnages de comédie romantique trop lisses, et heureusement. Avec Julia on ne s’ennuie pas, surtout quand elle embarque pour un voyage épique à bord d’un paquebot de type immeuble flottant qui va être l’occasion de quelques révélations. Un roman tendre, drôle et dynamique comme une chanson populaire. 

UN ÉTÉ EN HIVER, Solène Hervieu, City Editions

Au Dehors

Le voici enfin arrivé, ce jour à la fois attendu et redouté. Vous avez remarqué comme la nature s’en est donné à cœur joie ce week-end ? tempête, orage, déluge, vent… comme pour dire : SOYEZ PRUDENTS !

Pour ma part, et faisant partie de la population à risque, je continuerai comme avant, quelques courtes sorties dans le quartier pendant lesquelles je chasse la fleur : sans nous elles se sont volontiers laissé aller à déborder, et quel plaisir !

PRENEZ SOIN DE VOUS !

{Les Souvenirs} Cabourg

A la recherche d’une bouffée d’air, je me tourne moi aussi vers les photos de nos dernières balades. Celle-ci remonte au mois d’octobre dernier, et même sous la pluie Cabourg c’est tellement joli !

De chez moi #4 : La vie d’auteure

Je croise de temps à autre de très jolis retours sur mon nouveau bébé, de chouettes photos ou des avis qui me font chaud au cœur, encore davantage dans les circonstances actuelles. Il est sorti début mars et fait donc partie des nombreux malheureux dont l’histoire s’est arrêtée net.

Amoureux des livres, vous savez bien le boulot qu’il y a en amont, et je ne parle pas seulement de l’écriture (qui me prend des mois, j’écris des romans courts et pourtant je bosse, je bosse – écrire un article de blog me prend des heures, alors une histoire entière…) et des enjeux (est-ce que mon éditrice va l’aimer 💜 ? est-ce qu’elle va bien vouloir le publier ?) Ensuite on entre dans les coulisses techniques – la couv, le travail sur le texte, la comm, l’imprimerie…), une chaîne immense se constitue avant que le livre n’arrive sur les étagères de votre librairie, le point culminant de l’aventure et le début de nouvelles angoisses (Est-ce que le livre va être lu ? Est-ce qu’il va plaire ? Oh mon dieu, et si en fait il était NUL 😱 ???), sans oublier que son avenir va aussi conditionner celui de son auteur : écrire, stop ou encore ?
Sauf que cette fois : RIDEAU.

On m’a dit « c’est la cata pour ton livre ». Oui, c’est vrai. Mais étonnamment je ne suis pas dans la panique, peut-être parce que je suis protégée de tous les enjeux (autrement dit : je n’ai pas les chiffres sous les yeux). J’ai vraiment l’espoir que lorsque les rideaux des librairies vont se lever (et pour certaines ils ont déjà commencé à s’entrouvrir), les chemins de tous ces livres vont reprendre, peut-être pas conformément à ce qui était attendu et espéré, mais au moins ils auront droit à une seconde chance.
Avec un brin de réalisme : ces titres-là il va falloir les sauver vite avant qu’ils ne soient ensevelis par les prochaines sorties qui s’annoncent… mastodontesques ! Et c’est là que nous, auteurs, comptons sur vous 🥰 

PRENEZ SOIN DE VOUS 

Le site qui recense les initiatives de nos librairies : https://www.jesoutiensmalibrairie.com/

{Cinéma à la Maison} Les Éblouis

La famille de Camille, 12 ans, intègre une communauté religieuse fondée sur des valeurs de partage et de bienveillance. Mais peu à peu, ils se laissent embrigader…

Ça commence en douceur et ça finit dans le chaos et la fureur. Au début, on sourit de la crédulité de cette gentille famille qui, poussée par la fragilité de la mère, se laisse doucement glisser dans un groupe d’illuminés qui appellent leur « berger » en bêlant. Puis on s’énerve de les voir forcer leur fille à abandonner sa passion pour le cirque, on tique en la voyant contrainte de cacher ses vêtements de collégienne pour les troquer contre une informe robe de bure.
Camille semble elle-même fascinée de voir ses parents éblouis par un tranquille gourou aux faux airs inoffensifs (Darroussin), alors que chacun de ses élans d’adolescente (s’habiller comme une ado de son âge, se révolter, tomber amoureuse) sont étouffés dans l’œuf. Alors elle se rebelle à sa façon, sous de douces apparences, alors que dans la tête la révolte gronde. C’est la détresse de ses plus jeunes frères qui la poussera à donner un coup de pied dans la fourmilière.

On a rarement vu un sujet plus casse-gueule traité avec autant de délicatesse. Sans doute parce que cela sent le vécu et surtout le désir de ne pas juger ni peiner, comme si la réalisatrice avait à cœur de dire « c’est leur choix, ils y vivent conformément à leurs idéaux, que peut-on y faire ? », sauf que dans cette dérive ils entraînent des plus jeunes qui deviennent de facto des victimes. C’est un film qui à la fois serre le cœur et met une grande claque.

LES ÉBLOUIS, un film de Sarah Succo avec Camille Cottin, Eric Caravaca, Céleste Brunnquell… disponible en VàD

Lire pour s’évader #4

Eddie vient d’hériter d’une mystérieuse ferme en ruines dans la région de Sicile en Parme. Comme elle n’a rien à perdre, ni famille ni amis ni boulot, elle se rend sur place avec l’idée d’y rester et peut-être même commencer une nouvelle vie.

Si on vous offrait la possibilité, clefs en main, d’envoyer valdinguer une existence morne, est-ce que vous ne sauteriez pas sur l’occasion ? Eddie s’interroge pourtant plus sérieusement sur ses possibilités de conclure avec son beau notaire un peu coincé sur les bords que sur l’identité du mystérieux oncle italien qui lui a légué maison et jardin. Il faut dire aussi que jusqu’alors elle n’avait jamais trouvé sa place dans l’existence, ayant décidé de ne plus aimer ni se laisser aimer par personne depuis le double suicide de ses parents alors qu’elle était adolescente.

Mais ici, dans ce Castello hanté, au fil des rencontres et des péripéties, il se pourrait bien que son blindage commence à se fissurer. C’est une histoire d’amour bourrée de charme où l’on croisera des chats fantômes, des as du cambriolage, des notaires coincés, un aigle et une autruche, jolie pause enchantée au milieu d’un paysage magnifiquement décrit qu’on se plait à imaginer – et où l’on se trouverait volontiers en ce moment précis !

COMME UN ENCHANTEMENT, Nathalie Hug, Calmann Levy

Mattie doit se séparer de son petit garçon de trois mois pour s’occuper du bébé de sa maîtresse. Même si elle s’efforce de ne pas s’attacher, un lien très fort se développe entre la nounou et Lisbeth, la fillette, qui ne sera pas sans conséquence dans une Amérique au bord de la guerre de Sécession. Car si l’existence de Lisbeth est toute tracée (un mariage en grande pompe avec un beau parti de la région), son affection pour Mattie va venir bouleverser ses convictions.

Un roman très touchant sur l’amour que l’on peut porter à d’autres enfants que les siens et le désir d’évasion de femmes appartenant à des milieux opposés par l’Histoire.

LE CROCUS JAUNE, Laila Ibrahim, Charleston

{Cinéma à la maison} Un Divan à Tunis

Il ne faut pas se mentir, on n’est pas près de remettre les pieds dans une salle de cinéma. Tandis que la sortie d’un très grand nombre de films a été repoussée in extremis, pour aider ceux qui sont sortis avant le confinement à trouver leur public autrement, le CNC a autorisé la diffusion à la demande (VOD) de titres très récents, au lieu d’attendre la durée des 4 mois habituels. A noter également que de plus en plus de cinémas vont proposer un service de VOD, ce qui nous permettra de les soutenir autrement.

C’est de cette façon que j’ai pu voir, chez moi, Un Divan à Tunis, sorti en salles en février dernier et que je vous recommande vraiment.

Selma souhaite ouvrir un cabinet de psychanalyse dans un quartier populaire de Tunis. L’intérêt d’une telle entreprise n’est pas vraiment comprise dans ce pays en pleine mutation qui a bien d’autres préoccupations, mais la jeune femme tout juste arrivée de Paris décide ne pas tenir compte de l’incrédulité ni des avertissements de son entourage.


Le film offre une alternance de moments mélancoliques et d’épisodes cocasses, car évidemment entre les patients qui défilent sur le divan de Selma et ses mésaventures administratives ubuesques, c’est un bel échantillon de personnages hauts en couleurs (et souvent représentatifs de la société tunisienne) qui nous est proposé. Car dès que l’on propose à des personnes de les écouter, de les écouter vraiment alors qu’elles sont persuadées de ne pas en avoir besoin, elles réalisent vite que c’est tout autre chose que de se confier à sa coiffeuse, celle-là même qui ne peut s’empêcher de venir même si elle jure à chaque fois que c’est la dernière ! Le tout enlevé par une sublime actrice qui prête sa voix grave à un personnage dont on ne sait pas trop les motivations – en dehors d’un vieux compte à régler avec Freud. C’est en dépit d’un petit goût d’inachevé un très bon premier film plein de tendresse pour un pays.

UN DIVAN A TUNIS, un film de Manele Labidi avec Golshifteh Farahani, disponible en VOD.

De Chez Moi #3

Xème journée de confinement, on ne sait plus à combien on en est ni quel jour de la semaine, en fait ! Ça vous fait ça aussi ?
Ici les « vacances » ont commencé, l’unique changement perceptible est l’absence de cours en direct pour les collégiens (chapeau bas aux enseignants, cela dit en passant) et la démultiplication des tentatives de les arracher aux écrans. Certains jours je ressens la même impression qu’un fauve dans sa cage et je rêve de sentir à nouveau l’herbe sous mes pieds, c’était un plaisir que je savourai déjà avant mais à présent ça me semblerait aussi précieux que de l’or.

Ok, en vrai le jour de la libération je vais plutôt ressembler à ça :

Mais fin de la page de nostalgie printanière, on sait bien pourquoi et pour qui on doit rester à la maison sans faillir.

Avez-vous mis en place des rituels ou de nouvelles habitudes pour rythmer vos journées ?
J’ai proposé dès le début à toute la famille de remplir ce Journal de Confinement, une page par jour, chacun à sa guise. Après trois semaines d’utilisation il faut reconnaître que l’inspiration n’est pas toujours au rendez-vous, mais on s’y tient à peu près et j’espère qu’un jour on le feuillettera comme un vieux souvenir.

S’il est difficile de convaincre tout mon petit monde de se coller aux jeux de société (du moins quand c’est possible, voir photo), je recommande d’ajouter un petit enjeu, du style choisir le film du soir… ici c’est Team Marvel contre Team films de vieux (c’est l’ado qui le dit…) !

Beaucoup d’artistes ont à cœur de nous faire passer de beaux moments, j’essaye de ne pas louper les parenthèses offertes par Jean-Louis Aubert ou M sur Facebook, Keren Ann tous les soirs à 22h sur Instagram, mais il y en a bien d’autres et pour tous les goûts.

Le temps est propice à la créativité : des illustrateurs nous offrent des pages de dessins à colorier ou à compléter, et je suis tellement fan de ce qu’est devenu le projet Coronamaison lancé par plusieurs artistes sur Twitter : à partir d’un cadre donné il faut imaginer le lieu de confinement de ses rêves. Ne pas hésiter à aller visiter le résultat ICI et pourquoi pas se lancer à son tour en téléchargeant le gabarit ! Je n’ai pas encore dessiné la mienne mais je compte bien le faire.

Pour ce qui est de garder la forme c’est évidemment problématique, les rares fois où je sors les poubelles (qui eût cru qu’on se battrait un jour pour avoir ce privilège ?) j’ai vraiment du mal à remonter mes quatre étages (et demi, j’y tiens). J’ai découvert les vidéos Walk at Home sur Youtube qui me font bouger un peu, et les garçons se sont remis à Just Dance. Rien ne remplace une balade en plein air, mais c’est toujours ça de pris pour réveiller les muscles.

Et chaque soir bien sûr, rendez-vous à 20H !

ET VOUS, COMMENT CA VA ??