Twelve

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J’ai. un. fils. de. 12. ans.

Un. fils. de. 12. ans.

12. ans.

12.

Moi qui n’arrive toujours pas à me faire au monde adulte, j’ai un fils COLLÉGIEN. Un ADO. Un GRAND.

Un ado très fier de grandir et qui va bientôt nous dépasser en tout. Un grand fâché avec l’école et pour qui les copains comptent plus que tout. Un grand qui pourrait fournir l’énergie à une éolienne pendant une année entière à force de pousser des soupirs exaspérés. Un grand flatté et ulcéré de se voir coller par un petit frère en admiration. Un grand qui depuis qu’il est entré au collège a pris l’assurance qui lui a tant manqué dans son enfance. Un grand qui tire, tire, tire le fil qui nous relie avec l’intention claire de se détacher, mais finalement il en a toujours été ainsi avec ce petit gars qui courait au lieu de marcher, criait au lieu de parler, me repoussait de toutes ses forces pour que je le laisse grandir. Un grand qui dessine comme un fou mais ne veut pas le montrer, me désespère en ne jurant que par les youtubeurs et les joueurs de Minecraft, ne veut même pas entendre prononcer les mots « fille » ou « amoureuse », veut toujours devenir Luc Besson, sait exactement comment me faire rire et comment me faire enrager, et surtout comment m’attendrir en prononçant à sa façon inimitable « Maman » à la façon du petit garçon qu’il est – et qu’il restera toujours un petit peu, je l’espère.

 

HAPPY BIRTHDAY MON BÉBÉ CŒUR

 

 

Les petits Glaneurs

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A chaque saison sa balade et sa récolte, quand j’étais gosse je me souviens que mes parents avaient leur coin à champignons, avec mes garçons j’ai une préférence pour la quête de la châtaigne (grillée, miam, l’une des meilleurs odeurs au monde !), j’ai aussi sur mon balcon tout au fil de l’année une belle collecte de marrons, de pommes de pin, de feuilles d’arbres, de plumes ou de coquillages ramassés par Minimoy au gré des promenades.

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Et qui dit cueillette, pour les semi-citadins que nous sommes, dit aussi virée à la ferme et stock de pommes pour l’hiver : à nous les compotes, tartes, crumbles…

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 Un Lundi à deux chez Alice & Zaza ★

Les Règles d’usage, roman lumineux

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La mère de Wendy, 13 ans, travaille au World Trade Center à New York. Un certain matin de septembre 2001, elle part et ne revient plus.

Comment fait-on, après la disparition d’un proche, lorsque les règles d’usage ne s’appliquent plus ? Comment continuer, se reconstruire, faire le deuil impossible puisqu’il n’y a pas de corps ni de cérémonie ? Mais plus que le long cheminement du travail de deuil par une adolescente, c’est l’histoire d’une famille aimante fragilisée par le drame que nous raconte Joyce Maynard avec l’immense talent qui est le sien et qui grandit de livre en livre.

Wendy, son beau-père Josh, son petit frère Louie, et ce père démissionnaire qui réapparait après tant d’années… Il y a tant d’amour chez ces personnages qui chacun à leur façon, passé les premiers moments de sidération et de désespoir, chacun de leur côté vont réagir à la peine, au manque, à la disparition de Rachel, cette mère adorée et fantasque. Alors que Wendy est dans une période adolescente délicate, elle va décider de s’offrir une parenthèse en Californie, obéissant à la nécessité de s’éloigner de sa famille et du lycée, apprendre à connaître son père et sa compagne Carolyn, faire des rencontres comme celles d’un libraire père d’un jeune autiste, d’une toute jeune maman paumée ou encore de ce garçon fou de skate à la recherche de son frère. Grandir, malgré tout, avec une vision nouvelle de l’existence.

Elle entendait presque la voix de sa mère. C’est dangereux, dangereux. Quelle importance ! Tout était dangereux. Une fois que le pire était passé, on pouvait faire n’importe quoi.

Toutes les personnes qui traversent le livre de Joyce Maynard sont attachantes, même Garrett, son père qui a fui ses responsabilités mais tâche de faire ce qu’il peut. L’amour, l’amitié (celle, forte et indéfectible, qui la lie à Amélia), l’affection filiale (comme j’ai trouvé touchante sa relation à son petit frère !), l’importance aussi des livres dans lesquels on peut se réfugier ou se reconnaître comme le Journal d’Anne Frank auquel il est souvent fait référence, une autre adolescente qui tâche de comprendre le monde dévasté dans lequel elle vit, mais trouve toujours de l’espoir même dans la pire des situations. Un roman fort et plein d’espoir qu’on quitte à regrets.

Les parents, dit-il. Le mieux qu’on puisse espérer, c’est que leurs enfants leur échappent avant qu’ils leur aient fait trop de mal.

Les Règles d’Usage de Joyce MAYNARD, Editions Philippe Rey  ★

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Sinon en ce moment il y a un livre des Editions Charleston à gagner sur mon Instagram Bouquins, si tu veux jeter un oeil c’est là.

La Rentrée de la Maturité ?

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J’ai peine à croire que cette semaine c’est reparti ! Les rues à nouveau remplies, une multitude d’engagements déjà pris, et c’est reparti pour le tourbillon de la vie… Ici, Alice & Zaza, le gros changement de la Rentrée, et pas des moindres, sera l’entrée de Mon Grand au collège. Changement d’établissement et donc séparation des frères, ce qui je pense est plutôt bienvenu : peut-être la fin de la guerre perpétuelle ?

Le Grand est pressé de retrouver ses potes au collège. Il faudra composer avec ses horaires, et probablement qu’il s’y rendra et en reviendra seul (enfin, avec sa bande qui habite tout près), il est déjà heureux d’avoir ses propres clefs, j’imagine que dès les premiers temps il y aura réclamation de portable. Le collège ne m’effraye pas, je me dis que l’organisation différente lui sera peut-être profitable, je suis plus tétanisée par l’arrivée de l’adolescence et ce que je vois ou entends déjà.

Minimoy (plus si mini) va devoir bon gré mal gré se responsabiliser, malgré leur mésentente je sais bien qu’il s’est toujours planqué derrière son aîné, à se contenter de le suivre, ce qui lui a permis de trainer un peu plus longtemps dans la petite enfance. J’imagine qu’il va grandir d’un coup et peut-être plus exister par lui-même, c’est plutôt positif. Il passera plus de temps seul avec moi également, je ne crois pas qu’il va s’en plaindre.

Pour ma part je n’irai plus chercher qu’un petit loup à l’école primaire, c’est tout de même étrange ! Les enfants grandissent et nous on s’adapte, c’est ainsi, et cette nouvelle année risque fort d’être celle de la maturité, pour les kids comme pour leurs parents !

 

BONNE RENTREE A TOUS !!! (et bon courage)

Photo : tu l’as peut-être vue passer cette série de photos dont l’idée a été lancée par l’américaine Keshia Leeann Gardner sur le thème #Backtoschool ? Va voir , c’est franchement drôle… pour les parents 😉 !

Eleven

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Je crois que ce ne sont pas tant tes 11 ans qui me bouleversent que ta prochaine entrée au collège, c’est comme si on me disait officiellement ça y est, les ailes de mon bébé ont fini de pousser et il est prêt à s’envoler (ouuuuuh lyrisme). Dorénavant on ne parle plus d’autonomie mais carrément d’indépendance. Je parle comme si je n’allais plus rien avoir à faire mais… oui c’est un peu ça, j’ai l’impression que je ne vais plus rien avoir à faire, si ce n’est être là, toujours. Les copains vont devenir ta priorité (c’est déjà un peu-beaucoup le cas), peut-être les petites copines (on n’a pas beaucoup de tabou à la maison, mais alors celui-là c’en est un !)

J’observe souvent ta longue silhouette déginguandée, je crois sans exagérer que d’ici trois-quatre ans tu vas me dépasser en taille avec tes grandes jambes de sauterelle, je m’étonne souvent intérieurement d’avoir pu faire un grand garçon comme ça. Ce n’est pas un secret, le quotidien avec toi depuis 11 ans n’a pas été un long fleuve tranquille, mais je ne les regretterai pour rien du monde. Et puis je me dis que tu sembles plus épanoui que jamais, et j’éprouve une grande confiance en ton avenir, en toi tout simplement, j’ai moins d’inquiétudes même s’il en restera toujours bien sûr (maman-chieuse un jour, maman-chieuse toujours). Je guette ton sourire qui est si beau et j’aimerai le voir briller plus souvent, tout le temps.

♥ you

Etions-nous aussi casse-bonbons que nos gosses ?

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En regardant grandir mes garçons je ne compte plus le nombre de fois où j’ai fait la comparaison avec ma propre enfance – qui me semble à la fois loin et toute proche, les quadra comprendront ce que je veux dire. Depuis le temps (presque 11 ans, Caramba !) j’ai croisé et recroisé pas mal de copains/copines, et après avoir fait le constat qu’il n’y en a pas un moins casse-bonbons que l’autre, je me demande « Etais-je vraiment aussi chiatique à leur âge ? »

Mes garçons ont de la chance et ne le savent pas, comme tous les enfants. Ils ne sont ni brimés ni pourris, on essaye de trouver le juste milieu en les replacant quotidiennement à leur place d’enfant de 7 ou 10 ans, en gros ça se résume à « ce n’est pas à toi de décider de notre vie ! », et même ainsi on passe pour les pires des tyrans et « je veux une autre famille !!! » (c’est là que tu te mords les lèvres pour ne pas répondre « tu veux le numéro du SAV pour échange immédiat ? »).

Bref, ils sont haut comme trois pommes et jamais contents, toujours un pet de travers. Je crois qu’ils pourraient être en haut de leur Olympe personnel (pour les miens ce serait probablement Eurodisney avec open bar de glaces) qu’ils trouveraient encore à redire. Et gnagnagna et ma glace est trop froide et gnagnagna c’est pas le parfum que je voulais et gnagnagna et Mickey il est moche et gnagnagna je suis fatigué je veux rentrer et il m’a poussé et on mange quoi on arrive quand… » RHAAAAAAAAAAAA ! Je les appelle parfois les vieux du Muppet, sauf que les vieux du Muppet ils sont rigolo.

A la vérité, je pense qu’on a tous été comme ça (mais on se dépêche d’oublier), sauf que ma génération râlait et criait à l’injustice en silence, j’ose pas imaginer l’ambiance à la table familiale si j’avais osé la ramener, encore moins couper la parole à un adulte. Et c’était pareil chez mes copains (et encore je trouvais mes parents plutôt cool, je me souviens d’un martinet accroché dans la cuisine de mon amoureux. Non je n’ai pas connu la Comtesse de Ségur). Je ne dis pas que c’était mieux avant, parce qu’aujourd’hui on discute (dans le sens de parler, pas de négocier) avec nos enfants, ce qui est quand même un progrès il me semble, du moment qu’ils n’oublient pas où est leur place – parce que merde, l’enfance passe si vite, s’ils se prennent trop vite pour des grands, quel gâchis.

L’être humain débuterait donc sa vie insatisfait, ronchon, râleur, frustré… Bon ok, peut-être certains le resteront-ils toute leur vie, mais finalement ce sont les années et la maturité (car il faut bien y trouver des avantages) qui apprennent à apprécier pleinement ce que l’on a et le plaisir qu’on peut prendre à toutes occasions. En attendant il ne faut rien lâcher et ça par contre, ça peut faire vieillir avant l’âge !

Source Photo

Spring or Not

Malade toute la semaine (la migraine, cette p*te), quelques contrariétés et les évènements en Belgique m’ont plus donné l’envie de me pelotonner sous la couette que de dégainer l’appareil ces derniers jours, mais haut les coeurs, c’est reparti (mon Bibi) ! Voici pour le défi photo de Virginie :

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* Touche fleurie à la sortie du métro – Ah, si tous les vélos parisiens fleurissaient comme les hollandais…
* Bruxelles, ma belle…
* On (re)lève la tête !
* La soirée parisienne de la semaine, j’adore pousser ces portes et découvrir ce qui se cache derrière…
* Pritemps, pas printemps ?
* Grand plaisir de la semaine, de ravissantes attentions fleuries de la part de Bric a Bricoles, encore un Grand merci à toi !
* CHOCOLAT !! Ah euh non, Joyeuses Pâques !

Un Beau week-end prolongé et gourmand à tou(tes) ! ✽

Autobiographie d’une assiette

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Bonjour, je suis l’assiette de Sophie Bazar et je vais te raconter mon histoire. Hééé mais attends, ne t’en vas pas, je ne suis pas n’importe quelle écuelle tu sais ! D’abord je suis sûre que je suis plus vieille que toi, parce que je suis plus âgée qu’elle, alors t’imagines… Oups, gardes ça pour toi sinon je vais finir chez Emmaüs.

Tu sais quoi, je l’ai connue petite la mouflette, à cette époque là nous étions toute une famille, de la vaisselle de premier ordre, du genre liste de mariage, la grande classe ! Alors j’en ai vu passer des purées et des soupes et des feuilles d’artichauts – et aussi des disputes et des punitions parce qu’il fallait me laisser vide et bien saucée. Battue, raclée, rayée, lavée, rincée. Une vie d’assiette.

Et puis un jour le grand chambardement, l’émancipation quoi, avec une autre copine on a été rejoindre un baluchon d’étudiante avec deux fourchettes, deux cuillères et à nous la belle vie ! Enfin, c’est ce que j’imaginais (ne sous-estimes pas la puissance d’imagination d’une assiette, elle pourrait se mettre à voler plus vite que tu ne crois). Nous voilà dans un mini placard à nous regarder en chien de faïence (Mouhahaha ! l’assiette a de la répartie, saches-le) entre un paquet de pain de mie, des conserves de thon même pas à l’huile et des verres Nutella (ah ceux-là ils se reproduisent vite, y a pas à dire). Des « repas » engloutis à même l’emballage au-dessus des feuilles de cours, du piochage dans le frigo à toute heure en rentrant du cinoche, pas de quoi aérer l’argenterie. Alors on attend. Et on prend la poussière.
Puis on a connu des cartons de déménagement aussi, beaucoup de déménagement. Bien emballées, jamais cassées (Peuh, qu’est-ce que tu crois ?)
Tout à coup, horreur ! une invasion d’assiettes suédoises, toutes pareilles, interchangeables, impersonnelles. Nous voici reléguées en bas de la pile, sorties du bout de doigts méprisants lorsque le nombre de convives le nécessite. Avec un peu de honte devant mon motif fleuri fâné « tu comprends, c’est la vaisselle de ma mère ».

Les suédoises disparaissent régulièrement. Scènes de ménage, accidents, félures, déménagements, c’est pas du solide ça, de la daube à cassure programmée. Lorsque la famille s’est agrandie il y a eu multiplication des récipients avec apparition de la mélamine et du plastique, forcément faut résister, à nous tous on forme une grande famille mélangée et colorée et on se serre la porcelaine. On se sent vieilles devant toute cette jeunesse.

Et puis un jour, le drame. L’un des petits a cassé ma frangine. Le dernier crac sur le carrelage de la cuisine. Adieu les petites fleurs. Là je peux te dire, la Sophie elle a ondulé du menton « C’est pas grave mon Chéri » mais elle n’en pensait pas moins. Mais je rêve, elle va pleurer pour de l’arcopal ?? Elle a ramassé religieusement les morceaux de l’assiette, j’ai bien vu qu’elle cherchait une solution à base de glu, mais le dommage était trop important. RIP ma copine.

Alors voilà, il ne reste plus que moi, et je crois que je vais être cajolée jusqu’au bout, sortie seulement pour les grandes occasions par des mains soigneuses. Je tiens bon avec mes petites pétales jaune, même si je suis un peu défraîchie, un peu pâlichonne, des comme moi c’est très recherché, je suis devenue rare sais-tu ? Unique, même, et seule, très seule…

Ma petite histoire de Vaisselle pour Alice & Zaza  

Le résultat du Concours « La Concubine Russe » est en édit de l’article.