Les petits Glaneurs

DSC_4108

A chaque saison sa balade et sa récolte, quand j’étais gosse je me souviens que mes parents avaient leur coin à champignons, avec mes garçons j’ai une préférence pour la quête de la châtaigne (grillée, miam, l’une des meilleurs odeurs au monde !), j’ai aussi sur mon balcon tout au fil de l’année une belle collecte de marrons, de pommes de pin, de feuilles d’arbres, de plumes ou de coquillages ramassés par Minimoy au gré des promenades.

DSC_4102 DSC_4423DSC_4221

Et qui dit cueillette, pour les semi-citadins que nous sommes, dit aussi virée à la ferme et stock de pommes pour l’hiver : à nous les compotes, tartes, crumbles…

100_8168101_1303101_1307DSC_4426

 Un Lundi à deux chez Alice & Zaza ★

Les Règles d’usage, roman lumineux

BLQiZ7dDYt0

La mère de Wendy, 13 ans, travaille au World Trade Center à New York. Un certain matin de septembre 2001, elle part et ne revient plus.

Comment fait-on, après la disparition d’un proche, lorsque les règles d’usage ne s’appliquent plus ? Comment continuer, se reconstruire, faire le deuil impossible puisqu’il n’y a pas de corps ni de cérémonie ? Mais plus que le long cheminement du travail de deuil par une adolescente, c’est l’histoire d’une famille aimante fragilisée par le drame que nous raconte Joyce Maynard avec l’immense talent qui est le sien et qui grandit de livre en livre.

Wendy, son beau-père Josh, son petit frère Louie, et ce père démissionnaire qui réapparait après tant d’années… Il y a tant d’amour chez ces personnages qui chacun à leur façon, passé les premiers moments de sidération et de désespoir, chacun de leur côté vont réagir à la peine, au manque, à la disparition de Rachel, cette mère adorée et fantasque. Alors que Wendy est dans une période adolescente délicate, elle va décider de s’offrir une parenthèse en Californie, obéissant à la nécessité de s’éloigner de sa famille et du lycée, apprendre à connaître son père et sa compagne Carolyn, faire des rencontres comme celles d’un libraire père d’un jeune autiste, d’une toute jeune maman paumée ou encore de ce garçon fou de skate à la recherche de son frère. Grandir, malgré tout, avec une vision nouvelle de l’existence.

Elle entendait presque la voix de sa mère. C’est dangereux, dangereux. Quelle importance ! Tout était dangereux. Une fois que le pire était passé, on pouvait faire n’importe quoi.

Toutes les personnes qui traversent le livre de Joyce Maynard sont attachantes, même Garrett, son père qui a fui ses responsabilités mais tâche de faire ce qu’il peut. L’amour, l’amitié (celle, forte et indéfectible, qui la lie à Amélia), l’affection filiale (comme j’ai trouvé touchante sa relation à son petit frère !), l’importance aussi des livres dans lesquels on peut se réfugier ou se reconnaître comme le Journal d’Anne Frank auquel il est souvent fait référence, une autre adolescente qui tâche de comprendre le monde dévasté dans lequel elle vit, mais trouve toujours de l’espoir même dans la pire des situations. Un roman fort et plein d’espoir qu’on quitte à regrets.

Les parents, dit-il. Le mieux qu’on puisse espérer, c’est que leurs enfants leur échappent avant qu’ils leur aient fait trop de mal.

Les Règles d’Usage de Joyce MAYNARD, Editions Philippe Rey  ★

IMG_20161007_131459

 

 

*****

 

Sinon en ce moment il y a un livre des Editions Charleston à gagner sur mon Instagram Bouquins, si tu veux jeter un oeil c’est là.

La Rentrée de la Maturité ?

13902759_10208769386825117_9148460447423107556_n13892091_10208769386665113_6778570763586398531_n

J’ai peine à croire que cette semaine c’est reparti ! Les rues à nouveau remplies, une multitude d’engagements déjà pris, et c’est reparti pour le tourbillon de la vie… Ici, Alice & Zaza, le gros changement de la Rentrée, et pas des moindres, sera l’entrée de Mon Grand au collège. Changement d’établissement et donc séparation des frères, ce qui je pense est plutôt bienvenu : peut-être la fin de la guerre perpétuelle ?

Le Grand est pressé de retrouver ses potes au collège. Il faudra composer avec ses horaires, et probablement qu’il s’y rendra et en reviendra seul (enfin, avec sa bande qui habite tout près), il est déjà heureux d’avoir ses propres clefs, j’imagine que dès les premiers temps il y aura réclamation de portable. Le collège ne m’effraye pas, je me dis que l’organisation différente lui sera peut-être profitable, je suis plus tétanisée par l’arrivée de l’adolescence et ce que je vois ou entends déjà.

Minimoy (plus si mini) va devoir bon gré mal gré se responsabiliser, malgré leur mésentente je sais bien qu’il s’est toujours planqué derrière son aîné, à se contenter de le suivre, ce qui lui a permis de trainer un peu plus longtemps dans la petite enfance. J’imagine qu’il va grandir d’un coup et peut-être plus exister par lui-même, c’est plutôt positif. Il passera plus de temps seul avec moi également, je ne crois pas qu’il va s’en plaindre.

Pour ma part je n’irai plus chercher qu’un petit loup à l’école primaire, c’est tout de même étrange ! Les enfants grandissent et nous on s’adapte, c’est ainsi, et cette nouvelle année risque fort d’être celle de la maturité, pour les kids comme pour leurs parents !

 

BONNE RENTREE A TOUS !!! (et bon courage)

Photo : tu l’as peut-être vue passer cette série de photos dont l’idée a été lancée par l’américaine Keshia Leeann Gardner sur le thème #Backtoschool ? Va voir , c’est franchement drôle… pour les parents 😉 !

Eleven

20160428_114029

Je crois que ce ne sont pas tant tes 11 ans qui me bouleversent que ta prochaine entrée au collège, c’est comme si on me disait officiellement ça y est, les ailes de mon bébé ont fini de pousser et il est prêt à s’envoler (ouuuuuh lyrisme). Dorénavant on ne parle plus d’autonomie mais carrément d’indépendance. Je parle comme si je n’allais plus rien avoir à faire mais… oui c’est un peu ça, j’ai l’impression que je ne vais plus rien avoir à faire, si ce n’est être là, toujours. Les copains vont devenir ta priorité (c’est déjà un peu-beaucoup le cas), peut-être les petites copines (on n’a pas beaucoup de tabou à la maison, mais alors celui-là c’en est un !)

J’observe souvent ta longue silhouette déginguandée, je crois sans exagérer que d’ici trois-quatre ans tu vas me dépasser en taille avec tes grandes jambes de sauterelle, je m’étonne souvent intérieurement d’avoir pu faire un grand garçon comme ça. Ce n’est pas un secret, le quotidien avec toi depuis 11 ans n’a pas été un long fleuve tranquille, mais je ne les regretterai pour rien du monde. Et puis je me dis que tu sembles plus épanoui que jamais, et j’éprouve une grande confiance en ton avenir, en toi tout simplement, j’ai moins d’inquiétudes même s’il en restera toujours bien sûr (maman-chieuse un jour, maman-chieuse toujours). Je guette ton sourire qui est si beau et j’aimerai le voir briller plus souvent, tout le temps.

♥ you

Etions-nous aussi casse-bonbons que nos gosses ?

c18e934a1fd455d662fe5ec319be5f13

En regardant grandir mes garçons je ne compte plus le nombre de fois où j’ai fait la comparaison avec ma propre enfance – qui me semble à la fois loin et toute proche, les quadra comprendront ce que je veux dire. Depuis le temps (presque 11 ans, Caramba !) j’ai croisé et recroisé pas mal de copains/copines, et après avoir fait le constat qu’il n’y en a pas un moins casse-bonbons que l’autre, je me demande « Etais-je vraiment aussi chiatique à leur âge ? »

Mes garçons ont de la chance et ne le savent pas, comme tous les enfants. Ils ne sont ni brimés ni pourris, on essaye de trouver le juste milieu en les replacant quotidiennement à leur place d’enfant de 7 ou 10 ans, en gros ça se résume à « ce n’est pas à toi de décider de notre vie ! », et même ainsi on passe pour les pires des tyrans et « je veux une autre famille !!! » (c’est là que tu te mords les lèvres pour ne pas répondre « tu veux le numéro du SAV pour échange immédiat ? »).

Bref, ils sont haut comme trois pommes et jamais contents, toujours un pet de travers. Je crois qu’ils pourraient être en haut de leur Olympe personnel (pour les miens ce serait probablement Eurodisney avec open bar de glaces) qu’ils trouveraient encore à redire. Et gnagnagna et ma glace est trop froide et gnagnagna c’est pas le parfum que je voulais et gnagnagna et Mickey il est moche et gnagnagna je suis fatigué je veux rentrer et il m’a poussé et on mange quoi on arrive quand… » RHAAAAAAAAAAAA ! Je les appelle parfois les vieux du Muppet, sauf que les vieux du Muppet ils sont rigolo.

A la vérité, je pense qu’on a tous été comme ça (mais on se dépêche d’oublier), sauf que ma génération râlait et criait à l’injustice en silence, j’ose pas imaginer l’ambiance à la table familiale si j’avais osé la ramener, encore moins couper la parole à un adulte. Et c’était pareil chez mes copains (et encore je trouvais mes parents plutôt cool, je me souviens d’un martinet accroché dans la cuisine de mon amoureux. Non je n’ai pas connu la Comtesse de Ségur). Je ne dis pas que c’était mieux avant, parce qu’aujourd’hui on discute (dans le sens de parler, pas de négocier) avec nos enfants, ce qui est quand même un progrès il me semble, du moment qu’ils n’oublient pas où est leur place – parce que merde, l’enfance passe si vite, s’ils se prennent trop vite pour des grands, quel gâchis.

L’être humain débuterait donc sa vie insatisfait, ronchon, râleur, frustré… Bon ok, peut-être certains le resteront-ils toute leur vie, mais finalement ce sont les années et la maturité (car il faut bien y trouver des avantages) qui apprennent à apprécier pleinement ce que l’on a et le plaisir qu’on peut prendre à toutes occasions. En attendant il ne faut rien lâcher et ça par contre, ça peut faire vieillir avant l’âge !

Source Photo