« After Life », comment continuer

Le chagrin, le deuil, la colère… Tony a perdu Lisa, l’amour de sa vie, et ne cherche même plus à cacher son aversion pour les petits problèmes de ses proches et collègues ni son désintérêt pour la vie en général. Bref, un connard autoproclamé qui s’assume et balance ses idées noires à la tête du monde entier. La seule chose qui le maintient en vie : l’amour inconditionnel de sa chienne.

Au fil de ces deux saisons (6 épisodes chacune), il n’y aura pas de remède miracle au chagrin de ce personnage de misanthrope mais tout de même quelques éclaircies : une veuve sympathique croisée au cimetière, une prostituée philosophe, une stagiaire discrète, une assistante de vie charmante… Sans compter un nombre d’éclopés de la vie assez impressionnant, entre le psy dérangé ou le facteur sans gêne (des personnages franchement détestables), sans parler des désespérés en quête d’attention que Tony est chargé d’interviewer pour la feuille de chou locale.

Ce n’est pas vraiment la série à regarder quand on a déjà du vague à l’âme, pourtant ce serait dommage de passer à côté tant on s’attache à cette bourgade, tant le jeu des acteurs est parfait de justesse et de sensibilité. C’est souvent drôle, (très) souvent émouvant, un petit bijou de série.

AFTER LIFE, une série de/avec Ricky Gervais, deux saisons sur Netflix