Bienvenue à « L’Ecole des Mamans Heureuses »

Il faut tout de même que je vous raconte que mon nouveau roman sort… mercredi prochain, le 4 mars !

Je vous présente donc L’Ecole des Mamans Heureuses (Flammarion) :

Garance n’en peut plus. Elle est épuisée. Pourtant, elle n’en avait pas conscience avant que le pédiatre de son fils lui pose cette simple question : « Et vous, comment ça va ? » Depuis quand ne la lui avait-on pas posée ? Après quelques minutes durant lesquelles elle mouilla des dizaines de Kleenex, il l’observa, l’air songeur. Il ne souriait plus mais son visage restait bienveillant, attentif et patient. Finalement, il dit : « Je connais peut-être quelqu’un qui pourrait vous aider. » C’est alors que Garance, jeune maman au bout du rouleau, découvre une association atypique. Un lieu où n’importe quelle mère peut venir afin de penser à elle l’espace d’une heure. Oui, on peut aimer ses chères têtes blondes, on n’en est pas moins humain.

J’espère que vous aurez envie de faire la rencontre de Garance, Leila, Corinne et les autres… et que vous les aimerez autant que je les aime 🙂


En attendant, moi je suis comme ça :

Le bestiaire de Quentin Garel

Des animaux de bronze, de bois ou de fer accueillent le visiteur parmi les boiseries et les dorures du château de Chamarande. Ce bestiaire parfois inquiétant, toujours impressionnant épate par son réalisme.

Le nom de l’exposition, « ANOMAL », évoque une espèce inclassable en botanique. On se balade comme dans un muséum d’histoire naturelle au milieu de sculptures ou de dessins évoquant la morphologie d’animaux sauvages.

La lumière et la disposition mettent particulièrement en valeur les œuvres – j’aime tellement l’association classique-contemporain quand chaque époque semble se répondre !

ANOMAL, une exposition de Quentin Garel au Domaine de Chamarande (Essonne) jusqu’au 29 mars

Le Chant de nos Filles, Deb Spera

Dans une petite ville de la Caroline du Sud, années 30. Gertrude cherche à tout faire pour protéger ses quatre filles de la misère et de la violence, Retta est une esclave affranchie travaillant pour les Coles, une riche famille à laquelle appartient Annie, qui vit dans le souvenir de l’un de ses jeunes fils disparu, soutient les deux autres contre leur père et garde espoir de reprendre contact avec ses filles dont elle n’a plus de nouvelles depuis tant d’années…

Trois femmes si différentes mais marquées de manière égale par bien des drames dans leur histoire personnelle et familiale, dans une région sujette aux épidémies, à la famine, aux tempêtes… leur destin va inévitablement se croiser et se lier. L’atmosphère nous est extrêmement bien restituée, que ce soit dans la maison à colonnes d’une famille de planteurs dominant les anciennes cabanes d’esclaves jusqu’aux marais infestés de crocodiles. Les histoires entremêlées dressent le tableau d’une région et d’une époque dures et hostiles au progrès, que ce soient l’évolution des mentalités ou des progrès techniques comme le téléphone, alors que tous dépendent encore de fragiles plantations de coton ou de tabac au succès aléatoire.

Le roman donne la parole à chacune des héroïnes et en dresse un portrait subtil et fort : Retta est superstitieuse, très amoureuse de son mari, un brin médium et guérisseuse ; Gertrude parait être dure voire cruelle avec ses filles, mais c’est pour mieux les protéger ; quant à Annie, c’est une femme forte à la tête d’une famille déchirée par un terrible secret. Une passionnante lecture.

LE CHANT DE NOS FILLES, Deb Spera, Editions Charleston

#JeSuisLà, #Filmattachant

Stéphane est chef cuisinier dans le Pays Basque et même s’il est, comme il le dit lui-même, dans la force de l’âge, sa vie semble aussi poussiéreuse que les trophées de chasse antédiluviens qui obscurcissent sa salle de resto. Divorcé et père de deux grands enfants, il lui manque le truc qui lui redonnera du souffle. Jusqu’à ce qu’il commence à échanger avec une jeune femme coréenne rencontrée sur Instagram…

Stéphane s’ennuie, éprouve le besoin de rêver, de bouger, peut-être de changer de vie. Il finira par s’envoler pour la Corée sur un coup de tête pour retrouver Soo. Soo avec laquelle il échange quotidiennement depuis des mois, à qui il a même acheté un tableau et avec laquelle il souhaite contempler les cerisiers en fleurs de Séoul. Mais la réalité peut s’avérer aussi froide que l’aéroport d’un pays étranger.

Alain Chabat donne de sa douceur et de sa sympathie à ce personnage un tantinet naïf et autocentré, drôle (malgré lui) au point de devenir la mascotte des… mais chut !
Le film se perd un peu trop sur diverses pistes, bluette amoureuse ou crise de quinqua, histoire de famille ou dédale à la Spielberg façon Le Terminal.
Il parle surtout finalement de l’idéalisation des réseaux sociaux, de ce qu’on y recherche (soi-même ?) et des inévitables désillusions, de la starification rapide et factice (il faut d’ailleurs beaucoup aimer Alain Chabat, ce qui tombe bien en ce qui me concerne), ce à quoi on ne s’attend franchement pas du tout en entrant dans la salle !

Alain Chabat et Eric Lartigau avaient déjà fait ensemble « Prête-moi ta main » avec Charlotte Gainsbourg, un film doudou que je revendique de connaître par cœur ! Celui-ci ne fera pas partie de mes préférés, mais il est empreint d’une tendresse et d’une mélancolie un peu triste qui le rendent très attachant.

#JESUISLA, un film de Eric Lartigau avec Alain Chabat, Donna Bae… actuellement en salles.