« La Forme de l’Eau », GlouglouLand

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Elisa est muette et solitaire, travaillant de nuit à faire le ménage dans un laboratoire gouvernemental ultrasecret. Sa vie bascule à jamais lorsqu’elle découvre une expérience encore plus secrète que les autres…

Oublions les Oscars, oublions les histoires de plagiat, quel est cet ovni étrange qui se démarque un peu-beaucoup dans la production cinématographique récente ? J’ai entendu et lu beaucoup de déceptions de-ci de-là, dûes peut-être à un souci d’identification ou de public visé, mais si l’on connaît un peu l’univers de Guillermo del Toro on sait dès le départ qu’on risque d’être face à un univers sombre. C’est un film fantastique à inspirations multiples (c’est tellement indéniable) qui nous raconte une histoire d’amour, une vraie, une forte ; mais attention, c’est loin d’être un film tout public, certains scènes sont violentes (torture et doigts pliables), l’héroïne est une coquine (mais oui) et le chat n’est pas l’ami du poisson (comprendra qui verra le fim, no spoil, mais miaou quand même).

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La réalisation est élégante et aquatique, quant à l’interprétation, y a-t-il quelqu’un qui a remarqué comme moi que Sally Hawkins avait le même sourire timide que Eddie Reymane ? Toujours parfaite Octavia Spencer, glaçant Michael Shannon, qui cumule tant de qualités humaines (raciste, misogyne, violent et j’en passe) qu’il en devient l’archétype du monstre face à la « créature » qui souffre et éprouve des sentiments. Légèrement manichéen ? sans doute. Les gentils, c’est vrai, sont des bisounours, le méchant est une sale brute perverse. Le film oscille constamment entre poésie à la Amélie Poulain et diatribe politique sans trop savoir de quel côté pencher, mais finalement on en retiendra un conte humaniste visuellement très réussi.

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LA FORME DE L’EAU, un film de Guillermo del Toro avec Sally Hawkins, Michael Shannon, Richard Jenkins… actuellement en salles ✩