2 ans et quelques ❀❁❃

Je me revois chercher désespérément une fichue robe toute simple (« juste une s’il vous plait que je puisse porter sans avoir l’air d’un sac de congélation Carref*ur, pitié pitié Sainte Rita aides-moi ! »), je me souviens de préparatifs sans (trop de) stress à scotcher du masking tape fleuri et épingler du liberty dans tous les coins, comme l’on prépare avec plaisir des vacances ou une fête entre amis, je réentends la photographe me conseiller « quoiqu’il arrive, souris, même si ça fait mal ! » et avoir la banane toute la journée sans me forcer, je repense à mon émotion en recevant le bouquet de mariée offert par une amie chère, je ris encore bêtement en imitant la chute des épingles à cheveux (cling cling) de mon chignon sophistiqué (durée de vie : 1 heure) avant même d’arriver à la mairie, je me rappelle avec un sourcil levé du discours surréaliste du maire (« mais qu’est-ce qu’il raconte ? »), je revois cette maison de campagne trouvée au hasard du net qui correspondait à 1000 % à ce que nous cherchions, je repense au plaisir de cette journée, à ceux qui ont répondu présent et à ceux qui ont répondu absent, qui se sont impliqués et qui sont restés plus longtemps que prévu, à la météo parfaite qui s’est invitée uniquement pour cette journée (la preuve : depuis 2 ans le mois de juin est pourri, na), je réentends les rires des amis et les jeux des enfants, le bonheur évident de mes petits garçons avec le noeud pap’ de travers et les yeux qui brillent, je me dis qu’après plus de 20 ans avec le même homme ça ressemblait à une confirmation, qu’à la question « pourquoi maintenant ? » je racontais partout que je voulais porter ton nom alors qu’aujourd’hui je ne le porte toujours pas, parce que du nom en réalité je m’en foutais c’était bien toi que je voulais.

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Et si tu me suis depuis trèèèès longtemps (et je t’en remercie), souviens-toi je t’avais un peu raconté mes angoisses bêtises ❀ ICI ✽

{Photos Chloé, Armelle, Séverine…}

Découvrir Barcelone {2}

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L’une des premières choses que j’ai voulu faire en arrivant à Barcelone, c’est aller voir la mer, bien sûr.

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La Barceloneta, quartier traditionnel des marins et des pêcheurs, et son front de mer. Nous ne sommes pas restés sur la plage très lontemps, d’abord parce que la chaleur y monte très vite, ensuite parce que les vendeurs à la sauvette (mojito ?massage ? paréo ?…) y sont omniprésents et très insistants, du coup au bout d’une heure, lassés de ce défilé permanent, nous avons décidé de rejoindre les Ramblas via le port (à voir : la statue de Christophe Colomb, et un grand centre commercial – Moll d’Espanya – avec aquarium au coeur du port olympique).

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Les Ramblas, les fameuses… je savais à l’avance que ce ne serait pas forcément mon truc : du monde, beaucoup de monde, beaucouuuuup de monde. Je n’aime pas vraiment passer mon temps à regarder où je mets les pieds, je préfère garder le nez en l’air, alors pour moi c’est juste pratique pour se repérer dans la ville et surtout se faufiler dans les petites rues adjacentes. A noter qu’on peut y voir des statues humaines absolument impressionnantes.

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A proximité immédiate des Ramblas, un petit tour s’impose par le Marché de la Boquería. Là encore, un monde énorme (y aller tôt !) pour ces halles anciennes (déjà deux siècles d’histoire) avec ses étalages appétissants. On y a dégusté d’excellents sandwiches, des coupelles de fruits frais et craqué pour des… brochettes de fraises au chocolat (ben quoi, c’est du tourisme aussi ?)

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Nous nous sommes enfin mis en quête de la Plaça Reial toute proche, en souvenir d’une scène dans l’Auberge Espagnole de Cédric Klapisch (si, si), et là, gros coup de coeur ! Tout le charme de Barcelone dans cette ravissante place avec ses palmiers, ses façades à arcades colorées et harmonieuses, ses mouettes qui se rafraîchissent le croupion sur les fontaines, ses terrasses, sa grande activité culturelle.

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Le temps de flâner sur cette place, nous avons pu voir des musiciens et des artistes à l’oeuvre, et même été conviés à venir visiter une exposition dans l’un de ces magnifiques bâtiments, d’où nous avons pu admirer la place de haut. Bonheur !!

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A SAVOIR :

  • Quoique tu fasses, fais-le TÔT ! rapport à la chaleur, à la foule…
  • Il est très déconseillé sur beaucoup de sites de voyages de céder à l’envie d’une boisson fraîche vendue sur la plage, il semblerait que les produits soient vraiment de mauvaise qualité.
  • Déjeuner sur le pouce à proximité des Ramblas : Foccaceria Toscana : super accueil, repas très bon et copieux pour prix raisonnable, nous y sommes même allés deux fois. Ferran 41.
  • Une belle pâtisserie : Pastelería la Estrella, Carrer Nou de la Rambla, 32.

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PLUS SUR BARCELONE ?

Westworld, western métaphysique… et morbide

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Westworld est un parc d’attractions plongeant ses visiteurs dans la conquête de l’Ouest, peuplé d’androïdes (les « hôtes ») plus vrais que nature destinés à amuser les clients. La vérité est que les clients en question passent leur temps à assouvir leurs pires instincts : tuer, torturer, violer sans conséquences. Et si un jour les robots, à force de ces abominables traitements, finissaient par se rebeller ?

Sur la forme, c’est la perfection : les décors, les acteurs (Evan Rachel Wood et Thandie Newton en tête), la mise en scène sont juste sublimes, alternant décors de laboratoire sans âme du monde « réel » et chaleur photogénique du far west. Le générique est d’une beauté glaçante, la bande originale à base de classiques du rock (Radiohead, Rolling Stones, The Cure…) reprises au piano mécanique contribue à l’atmosphère du parc.

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Sur le fond, on se laisse embarquer dans ce puzzle géant qui mêle et entremêle réel et fiction, passé et présent, rêveries et souvenirs… dans un vertigineux labyrinthe. Avouons qu’il faut s’accrocher pour suivre, la série est extrêmement bavarde même si la fin réserve pas mal de rebondissements – à défauts de réponses logiques. Finalement, elle repose sur l’idée que l’homme n’est qu’une bête, que si on met le meilleur d’entre nous dans cette sorte d’arène qu’est Westworld avec la liberté d’assouvir tous ses fantasmes, il va immanquablement se révéler, et pas dans le meilleur sens – pas très optimiste comme constat ! Quant au robot, il suffirait de lui insuffler une petite prise de conscience pour que la machine s’emballe… en prime, de quoi lancer des pistes de réflexion vraiment intéressantes : faut-il souffrir pour exister, est-ce indispensable pour se rapprocher de l’humanité ?

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Tout ceci contribue à faire de Westworld une série très ambitieuse, souffrant de quelques longueurs et pas mal de répétitions, très morbide par moments mais vraiment envoûtante.

WESTWORLD, une série de Jonathan Nolan & Lisa Joy, avec Evan Rachel Wood, Thandie Newton, Jeffrey Wright, Anthony Hopkins…

 

« A Fleur de Peau », roman sur l’hypersensibilité

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Je ne lis pas de livres de développement personnel. Pourtant, il en existe de plus en plus depuis des années et lorsque je vais dans la grande enseigne culturelle la plus proche de chez moi, la part consacrée aux romans se réduit comme peau de chagrin tandis que celle sur les livres consacrés au bien-être s’étend de manière exponentielle (symptôme d’une époque qui va mal, ou, voyons le côté positif, plutôt d’une volonté de se reprendre en main ?). A chaque livre son problème, d’ailleurs lorsque j’ai connu les crises d’angoisse j’ai été bien heureuse de trouver des ouvrages consacrés à ce sujet (je n’y ai pas forcément trouvé ma solution d’ailleurs, mais au moins la conviction rassurante que mon malaise était répertorié et que je n’étais pas seule à le subir). Bref, je devrais être une bonne cliente (et même, j’en suis sûre, un beau cas d’école, hahaha) mais peut-être que j’ai l’impression d’ouvrir un livre de leçons, peut-être que regarder le sommaire et foncer au paragraphe qui m’intéresse me suffit, peut-être que je n’ai pas envie qu’on me dise quoi faire… je ne peux pas l’expliquer en fait !

Tout ça pour dire que toute lectrice boulimique que je suis, je vais davantage trouver refuge dans les romans que dans les conseils. Ce qui explique mon intérêt immédiat pour A FLEUR DE PEAU de Saverio Tomasella, présenté comme le « premier roman initiatique des hypersensibles ». Roman, mot magique. Magique également, cette couverture à base de fleurs et de papillons qui la première a attiré mon attention, je le reconnais.
Voici donc le tout premier roman de développement personnel qui nous permet de faire la connaissance de Flora : Flora a tout pour elle, une jolie famille, de vrais amis, une vie en apparence agréable. Mais quelque chose cloche, elle prend tout de travers, pleure pour un rien, se sent fragile, trop fragile. Sa rencontre avec un professeur de yoga va la pousser, non pas à changer, mais à partir à la rencontre d’elle-même…

En s’appuyant sur des témoignages, Saverio Tomasella (qui a même fondé un Observatoire de l’Hypersensibilité) raconte toutes les difficultés auxquelles peuvent être confrontés les hypersensibles, leurs réactions de découragement aussi, et propose un cheminement personnel pour mieux apprivoiser ses émotions et en faire une grande richesse, incitant même à la solidarité entre personnes concernées (parce qu’entre hypersensibles, souvent on se reconnaît). Comment trouver son équilibre lorsque l’on est à vif en permanence ? A la fin du roman est proposé un guide pratique reprenant les idées clés de chaque chapitre et les exercices qui vont avec. Le livre condense donc à la fois le parcours, raconté sur un ton léger, d’une jeune femme hypersensible, et les outils que rechercheront les personnes concernées.

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Pour avoir eu la chance grâce aux Editions Leduc d’assister à la soirée de lancement de l’ouvrage, j’ai trouvé passionnant l’auteur que je ne connaissais pas, j’aurai souhaité lui poser plein de questions supplémentaires – en particulier comment faire lorsque l’on conçoit l’hypersensibilité comme un obstacle insurmontable plutôt que comme une force – mais bien entendu je n’ai pas osé (poser une question en public, même devant des personnes bienveillantes est au-dessus de mes forces : je vais bafouiller, je vais rougir, j’ai peur d’être jugée, ridicule… je t’ai dit que j’étais un beau cas d’école ?), un comble et la preuve qu’il me reste beaucoup de chemin à parcourir…

A FLEUR DE PEAU, Saverio TOMASELLA, Editions Leduc 

★ Séance de rattrapage ★ Les Figures de l’Ombre

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Fin des années 60, aux Etats-Unis. La NASA est lancée dans une course effrénée avec l’URSS pour envoyer le premier homme dans l’espace. Dans l’ombre, des scientifiques consacrent leur vie à contribuer à l’exploit, des mathématiciennes sont chargées de calculer les trajectoires…

Quand tu regardes Hidden Figures (Les Figures de l’Ombre en français), tu prends un choc.
Pas d’entrer dans les coulisses de la NASA, pas de réaliser qu’avant l’arrivée des gros engins IBM les calculs de trajectoires des engins spatiaux étaient faits… à la main (logique en même temps). Que ces calculs étaient faits par des armadas de calculateurs. Que souvent c’étaient des femmes, à la fois capables de résoudre les équations les plus complexes et interdites d’assister à la moindre réunion (là tu commences à tiquer grave).
Ce qui choque le plus, c’est que ces calculeuses avec un QI 4000 fois supérieur à celui de l’actuel président des Etats Unis (pas dur, en même temps) étaient reléguées au fin fond des bâtiments. Qu’elles n’étaient pas autorisées à utiliser les mêmes toilettes que les autres. Ni à boire le café dans le même récipient. Ah oui, parce qu’elles étaient afro-américaines. Là t’as juste envie de prendre la cafetière et d’ébouillanter la première *** de n*** qui passe. Mais ça ne révulse personne, puisqu’on est dans les années 60, en Virginie, sous le règne des lois ségrégationnistes.

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Alors certes, le film est très hollywoodien avec beaucoup de bons sentiments et la musique qui dégouline pour surligner les émotions, avec un Kevin Costner redresseur de torts (et destructeur de panneaux de WC). Contre toute attente, ce sont les parties du film concernant les vies personnelles des jeunes femmes qui sont les plus ennuyeuses, alors qu’elles auraient plutôt dû expliquer leur parcours et leur ténacité. Mais ces nanas-là sont tellement combatives, tellement drôles (la première scène avec un policier !), avec un tel charisme qu’on les aime tout de suite, tellement heureux qu’on leur rende ENFIN un nom et un hommage (pourquoi seulement maintenant ?), et qu’on meurt d’envie d’en savoir plus. Rien que pour ça, il faut voir les Figures de l’Ombre.

 

Les Figures de l’Ombre, un film de Theodore Melfi avac Taraji P.Henson, Octavia Spencer, Janelle Monàe…

Découvrir Barcelone {1}

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Je risque de t’infliger pas mal d’articles sur Barcelone, parce qu’à l’occasion de notre petit séjour là-bas durant les dernières vacances, non seulement nous avons vu de très belles choses mais encore il a fait un temps magnifique, alors je n’ai pas boudé les plaisirs de l’objectif. Il y a tant de petits endroits, de coups de coeur dont j’aimerai parler, mais même des semaines après c’est difficile de faire le tri – bien sûr, Gaudí y tiendra une place à part. En guise de préambule, j’ai envie de te parler du quartier où nous logions, le quartier de GRÀCIA.

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Nous avions commencé à prospecter les petits hôtels, mais ça s’est avéré mission impossible : trop pleins, trop chers, trop loin. Alors pour la première fois nous sommes passés par le site Airbnb et déniché un appartement avec terrasse au prix tout à fait raisonnable. Pour s’y rendre, le métro. Descendus à la station Fontana, on découvre le vrai Barcelone, loin des coins à touristes : une atmosphère de village, avec une population de toutes générations, et une ambiance de vacances : soleil, multiples placettes, balcons dégoulinants de verdure, boutiques tendance mélangées à des plus traditionnelles, street art, églises…

Le gros hic pour nous français pantouflards qui avons dépassé l’âge de la bamboche (une tisane et au lit) et surtout qui ne connaissons pas le même climat qui pousse à se calfeutrer chez soi la journée pour sortir en soirée, c’est que les espagnols vivent la nuit. Et que si la location était magnifique, le double vitrage ici on connait pas. Je crois que j’ai rarement aussi peu dormi pendant mes vacances, avec l’impression qu’il y avait des gens dans le salon, tout est prétexte à fête et c’est chouette, mais lorsque la troisième nuit des jeunes se sont mis à chanter (fort bien, cela dit) sous mon balcon j’ai songé à leur balancer mon Guide du Routard (édition 2017) à la tête, mais bon y z’étaient jeunes et beaux et c’est la vie, quoi. Bref, autant être prévenu, surtout si tu as l’intention d’y aller cet été : en Espagne, on dort la journée.

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Les cafés sympas et bar à tapas pullulent dans le quartier, mais impossible pour nous de ne pas céder à la tentation du touriste, j’ai nommé le chocolate con churros ! Grrrraou une tuerie ! (comment ça il fait 25 degrés ? on s’en fiche !)

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A SAVOIR

  • Nous avons pris un vol sur Vueling, en semaine les tarifs sont nettement plus bas. Attention, le terminal où nous avons atterri est assez éloigné, il faut ensuite prendre une navette (gratuite) pour rejoindre la gare d’où part le train qui emmène les voyageurs à Barcelone (un train toutes les demi-heures, compter une demi-heure de trajet).
  • Pour circuler dans Barcelone en métro, nous avons opté pour la carte T10 pour 10 trajets et pouvant être utilisée à plusieurs. Valable aussi pour prendre le train de l’aéroport à Barcelone, on trouve des distributeurs dans la gare.
  • Il y a une oeuvre de Gaudí dans le quartier (Casa Vincens), mais lorsque nous sommes allés la voir elle était recouverte par un échafaudage. Se renseigner avant de faire le déplacement !
  • Chocolate con churros : Granja & Chocolateria la Nena C/Ramón y Cajal 36 08012 Barcelona
  • Librairie (mais pas que) Olokuti : Calle Asturies 36-38 bajos 08012 Barcelona
  • C’est sur les hauteurs de Gràcia que se trouve le Parc Güell, mais inutile de dire que ça fera l’objet d’un article à part 🙂
  • Artistes street art : Aaronetti, Axe Colours…

Croire au Merveilleux ❀

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César n’arrive pas à se relever de la mort de Paz, cette jeune femme solaire et artiste qui était l’amour de sa vie, et décide de mettre fin à ses jours. Au moment décisif, une voisine fait irruption dans son appartement et dans sa vie avec fracas, Nana, une jeune étudiante grecque étrangement clairvoyante et qu’il lui semble avoir déjà croisée.

C’est l’histoire d’un retour à la vie grâce à la beauté du monde. Et si la solution à notre peine se trouvait dans les mythes ?
César est rongé par les questions entourant la disparition de Paz : était-ce vraiment un accident ? avait-elle l’intention de revenir auprès de lui et de leur fils Hector ? Tous les ingrédients d’une tragédie grecques sont posés, et pour revenir du côté de la vie, il va devoir convoquer les mythes et se lancer dans une sorte de pélerinage, voyage sensoriel et sensuel où la mer, les parfums, la nature sont omniprésents – une part de surnaturel aussi. L’histoire peut se lire indépendamment de « Plonger » dont c’est la suite, même si c’est la quatrième fois que César apparait dans un roman de l’auteur.
Comme dans le précédent, on trouvera beaucoup de références culturelles (et toujours cette même passion pour l’étymologie) qui poussent à plonger avec bonheur dans la toile pour complèter les quelques illustrations déjà présentes dans le livre. A un Paris endeuillé par le terrorisme, l’auteur oppose le paradis bleu des îles grecques ou des côtes italiennes, où un homme fracassé, fragilisé, incapable selon lui d’assurer le bonheur de son enfant, d’être un père simplement, va ressusciter par la seule force de la beauté, du pouvoir de l’enfance et de cette faculté préservée à toujours croire dans le merveilleux. Un très beau projet.

CROIRE AU MERVEILLEUX, Christophe Ono-dit-Biot, Gallimard ❀

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