Quelques Jours sans Eux

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Depuis une bonne dizaine d’années, avec leur père nous avons dû avoir royalement 1 (Venise), 2 (Baie de Somme), 3 (enterrement de ma grand-mère), 4 (Amsterdam) week-ends sans enfants. Non, nous n’avons pas de mal à couper le cordon, nous ne demandons même que ça, sauf que l’on devrait te prévenir à la maternité qu’en l’absence de grand-parent disponible (ou tonton ou tata ou parrain ou ami compatissant), tes 20 prochaines années vont être tout sauf tranquilles.

Nous avons toujours veillé à ce qu’être parent ne fasse pas disparaître le couple que nous sommes. Voeu pieu quand tu as toujours tes lardons à moins de 20 mètres : Maman !! Papa !!!! Mamaaaaaan !! Papaaaaaaaaaa !! Mapaaaaaaaaaa !!! (véridique)
Encore une fois, pas tout à fait un problème d’autonomie : dès que Mon Grand a su marcher il s’est mis à courir sans se retourner, il a appris rapidement à tout faire tout seul en piquant même des crises pour ne pas qu’on l’aide. Quant à Minimoy c’est simple : il a tout fait pour rattraper son frère. Certes il est très fusionnel avec sa maman, mais crois-moi lorsqu’il y a des potes dans les parages je peux toujours chanter la Traviata en faisant le poirier.
Mais voilà : ma mère (qui m’aurait saoulée pour les prendre à tout bout de champ) n’est plus là, mon père s’en fout, le papy paternel n’est plus là non plus, la grand-mère paternelle est de très bonne volonté mais habite loin, et surtout c’est une dame frêle qui fatigue vite, pas l’idéal pour arriver à canaliser deux lardons sautilleurs. On s’offre bien les services d’une baby-sitter de temps en temps mais il faut reconnaître que financièrement… aouch.

Je ne te cache pas que la saturation est vite atteinte malgré des garçons plus grands qui discutent tout (je n’ai pas dit « décident »), mais alors TOUT : la moindre sortie, et qui va aller faire les courses, et qu’est-ce qu’on mange, et je veux pas mettre ce blouson là et gnagnagna.
Le pompon c’est le grand qui du haut de ses 10 ans se mêle de nos conversations d’adulte, de sorte qu’on est très souvent obligés de le remettre à sa place d’enfant : « ça-ne-te-concerne-pas ». Et hop, ça part en sucette, colère, crise, etc. Bref, fatigue.

Donc, la colo. Ca fait plusieurs années que j’y songe. Sauf qu’avoir un môme qui te supplie littéralement de ne pas y aller (« Pitié, pitié !! »), ben ça calme… Cette année j’ai tenu bon, et quoique partant pour des destinations différentes (pour une question d’âge), tous les deux partent pour quelques jours dès ce week-end. On a bien préparé le terrain, mais en réalité dès qu’ils ont repéré quelques copains qui partaient avec eux l’affaire était dans le sac. Et pressés de partir avec ça. Vraiment pressés. La vache c’est vexant.
Il n’y a plus que moi qui stresse… mais seulement par le trajet en car, une fois là-bas je sais pertinemment qu’ils seront trop occupés pour voir le temps passer ou penser à nous.

Quant à nous, avec le papa qui sera alors en vacances on va découvrir ce trésor sans nom, d’autant plus savoureux qu’il sera bref et éphémère : quelques jours rien qu’à nous, avec un joli programme parisien. Et rien que d’y penser j’ai le vertige…

 

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